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Archives

Il y a 20 ans décédait Jean V. Dufresne, « D’Artagnan de la plume »

Jean V. Dufresne dans les années 1980

Le journaliste Jean V. Dufresne est décédé le 16 septembre 2000.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 16 septembre 2000 s’est éteint le journaliste Jean V. Dufresne. Il a été pendant des décennies un des piliers de la presse écrite et électronique du Québec.

Un journaliste respecté par tous

Le journaliste Jean V. Dufresne est mort ce matin à 70 ans des suites d’une maladie pulmonaire.

Michèle Viroly, animatrice

Le journaliste Claude Frigon présente, au Téléjournal/Le Point du 16 septembre 2000, une biographie du disparu.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le téléjournal/Le point, 16 septembre 2000

Autodidacte, Jean V. Dufresne avait réussi, notamment par sa rigueur et son indépendance d’esprit, à devenir pendant plus de quatre décennies un pilier de la presse québécoise tant écrite qu’électronique.

Il a travaillé dans des journaux et des magazines comme La Patrie, Le Devoir, Montréal Matin, le Journal de Montréal, The Montreal Star, L’Actualité et le Maclean français.

De la première moitié des années 1960 à la fin des années 1980, il a œuvré à la télévision et à la radio des réseaux français et anglais de Radio-Canada comme animateur, analyste et journaliste.

Ses collègues admiraient unanimement sa manière de transmettre l’information au public.

Tous notaient aussi son grand amour de la langue française.

Certains lui ont même donné le sobriquet de « D’Artagnan de la plume » de la presse québécoise.

Une langue et une pensée claires

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Jeunesse oblige, 14 janvier 1965

Les qualités de Jean V. Dufresne s’observent lors d’une émission de Jeunesse oblige du 14 janvier 1965 durant laquelle le journaliste anime un débat avec des jeunes sur la liberté d’expression.

En 1964, le gouvernement de Jean Lesage a abaissé l’âge du droit de vote de 21 ans à 18 ans.

Cette réforme amène les médias à s’intéresser d'encore plus près aux opinions d’une génération qui pourrait avoir une importance considérable lors des élections provinciales au Québec.

On est alors en pleine Révolution tranquille et un vent de liberté et de revendication souffle sur la jeunesse du Québec.

Alors qu’un étudiant condamne les contraintes dans la liberté d’expression qu’il estime inhumaines, l’animateur Jean V. Dufresne joue à l’avocat du diable.

Il pose les questions suivantes.

Les contraintes sont-elles nécessairement négatives?

La contrainte est-elle forcément un obstacle à la liberté d’expression de la jeunesse?

Si les questions soumises ici par l’animateur peuvent rebuter certains téléspectateurs et certains participants à l’émission, elles ont le mérite de susciter la discussion.

Jean V. Dufresne, chroniqueur

Au début des années 1990, Jean V. Dufresne quitte le quotidien Le Devoir pour se joindre aux équipes du Journal de Montréal et du Journal de Québec.

Il publie alors des chroniques qui peuvent être lues par un million et demi de personnes.

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L'heure G., 31 juillet 1990

Le 31 juillet 1990, l’animateur Gaston L’Heureux de l’émission L’heure G. reçoit, en compagnie de la comédienne Sylvie Léonard, Jean V. Dufresne.

L’interview met l’accent sur certains moments de son parcours professionnel.

Être journaliste dans les années 1950 au Québec, ce n’était pas très drôle, se souvient-il.

Les journaux appartenaient souvent à cette époque-là à des individus ou à des institutions qui refusaient qu’on discute de certains sujets trop sensibles ou qui touchaient de trop près à leurs intérêts.

Jean V. Dufresne parle aussi de ses chroniques qui peuvent être considérées quasiment comme des éditoriaux, même si Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec refusent d’avoir une page éditoriale.

Il parle aussi de l'obligation de communiquer dans une langue de qualité qui est pour lui un outil pour atteindre l’objectivité.

Jean V. Dufresne remarque par ailleurs que les lecteurs, et pas nécessairement les plus lettrés, ajoute-t-il, sont contents que ses textes respectent la langue française.

L’animateur Gaston L’Heureux fait aussi ressortir le plaisir qu’éprouve Jean V. Dufresne à écrire ses chroniques.

Les lecteurs lui disent souvent, confie le journaliste, qu’ils le lisent parce que son plaisir d’écrire transparaît dans ses textes.

Rigueur, indépendance d’esprit et plaisir à faire son métier de journaliste ont été de grandes caractéristiques dans la carrière de Jean V. Dufresne.

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