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« On ne peut pas baisser la garde » sur la COVID-19 en Ontario, avertit la santé publique

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

L'Ontario recense 313 nouveaux cas de coronavirus lundi, dépassant la barre des 300 pour la première fois depuis le 7 juin. Un chiffre inquiétant, pour le médecin hygiéniste en chef de la province.

Il faut redonner de l'énergie à nos recommandations sanitaires, a tonné le Dr David Williams, lors d'une conférence de presse sur l'évolution de la pandémie en Ontario, lundi après-midi.

Après plusieurs jours d'augmentation presque continue du nombre de nouveaux cas, son adjointe, la Dre Barbara Yaffe, souhaite s'attaquer aux rassemblements privés, sources d'une bonne partie de la propagation actuelle, selon elle.

La Dre Barbara Yaffe en conférence de presse.

La Dre Barbara Yaffe indique que la santé publique prend en compte l'aspect régional de la propagation du virus : les grands centres urbains concentrent la grande majorité des cas, tandis que la COVID-19 est très contenue dans d'autres parties de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Les consignes sanitaires, comme la distanciation interpersonnelle ou le port du masque, ne seraient pas aussi respectées qu'auparavant, disent les responsables de la santé publique provinciale.

On sait qu'il y a un désir d’interagir avec les amis et la famille. Mais aujourd’hui on constate les conséquences de ça. (...) Vraiment, le problème vient de là.

Dre Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l'Ontario

Les régions les plus touchées sont Ottawa, avec 60 nouvelles infections, Peel, avec 71, et Toronto, avec 112.

Pas moins de 78 % des nouveaux cas sont concentrés dans ces trois régions, souligne la ministre de la Santé, Christine Elliott. Elle ajoute que 67 % des infections sont chez des individus de moins de 40 ans.

Le nombre total de cas depuis le début de la pandémie est maintenant de 44 817.

Un plan en préparation

Bien que le Dr Williams se refuse à dire que l'Ontario est entré dans une deuxième vague, il dit s'y préparer. Un plan pour l'automne est en cours de préparation dans les coulisses du gouvernement Ford, qui s'appuie sur les analyses de la santé publique.

Le nôtre est plus compliqué, que celui des autres provinces a expliqué le Dr Williams, soulignant la taille importante de l'Ontario. On doit prendre en compte de nombreux aspects, comme l'impact de l'hiver, les déplacements, les centres urbains, la grippe, l'école, a-t-il poursuivi.

La situation préoccupe le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses à l'Hôpital général de Toronto. Je m'attendais à voir une hausse des cas, mais plus tard, dit-il. On doit s'assurer que ça ne continue pas à augmenter.

Santé publique Ontario déplore par ailleurs un décès de plus lundi, pour un total de 2816.

Infographie montrant les nouveaux cas, guérisons, morts et cas actifs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le nombre de nouveaux cas, guérisons, morts et cas actifs, en date du 14 septembre.

Photo : Radio-Canada / Nicky Mulowa

Un peu plus de 29 500 tests de dépistage ont été effectués au cours des dernières 24 heures.

2 autres cas à l'école

La rentrée s'est amorcée il y a une semaine dans la plupart des écoles françaises de la province et dans nombre d'écoles anglaises à l'extérieur de la Ville Reine.

Toutefois, au Conseil public anglais de Toronto, le plus gros conseil scolaire en Ontario, les cours en classe ne reprendront qu'à partir du 15 au 17 septembre, selon les élèves.

Le nombre d'établissements scolaires ayant eu au moins un cas de COVID-19 a augmenté de deux lundi, pour un total de 15 écoles.

Il s'agit d'un élève et d'un employé.

Pour voir si votre école a un cas : cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Bonne nouvelle, néanmoins, il n'y a pas plus d'un cas confirmé par école jusqu'à maintenant et le nombre d'établissements touchés représente seulement une fraction des 4838 écoles de la province.

Pour sa part, le NPD demande au gouvernement de réduire de moitié le nombre d'élèves par autobus scolaire.

Avec son plan pas cher, Doug Ford entasse les élèves comme des sardines dans les autobus scolaires, jusqu'à 70 élèves par autobus, dit la chef néo-démocrate Andrea Horwath. Comment peuvent-ils respecter l'écart sanitaire, à trois par siège? Comment le chauffeur peut-il s'assurer que les enfants gardent leur masque, s'il doit garder les yeux sur la route?

Avec les informations de CBC News

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