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Des Premières Nations du Manitoba en alerte après 3 cas présumés de COVID-19

Le signe en pierre indiquant l'entrée de la Première Nation Peguis.

La Première Nation de Peguis travaille à installer un barrage pour limiter les voyages non essentiels dans la communauté et en dehors de celle-ci.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des Premières Nations du Manitoba renforcent leurs mesures sanitaires, après que trois premiers cas présumés de COVID-19 ont été identifiés dans leurs communautés.

Vendredi, la Nation crie de Fisher River a annoncé qu’un de ses membres avait reçu un diagnostic positif à un test de dépistage rapide du nouveau coronavirus.

Le lendemain, la Première Nation de Peguis a rapporté deux cas positifs dans sa communauté. Ces trois tests ont été envoyés au laboratoire provincial pour confirmation.

Il s’agit des trois premiers cas de la maladie dans des Premières Nations au Manitoba. L’équipe de réponse face à la COVID-19 dans la Première Nation de Peguis a travaillé dur pendant les six derniers mois pour protéger la communauté du nouveau coronavirus, soutient son chef Glenn Huson.

Je crois que les gens ont ressenti une certaine déception, dit-il. Il y a une sensibilisation accrue, évidemment, depuis qu’on a deux cas présumés dans notre communauté.

Pas de place pour s’isoler, déplore le chef Hudson

Le chef Glenn Hudson ajoute que sa communauté est très soudée, ce qui rend la distanciation sociale difficile.

Nous n’avons pas de place pour nous isoler, nous avons des tas de maisons surpeuplées, ajoute-t-il. Nous avons des ressources limitées si ces personnes deviennent malades [à cause de la COVID-19].

La Première Nation ne dispose que d’un seul respirateur artificiel en cas de complications.

Les deux personnes qui auraient contracté le virus sont en isolement, mais le chef Hudson voudrait les envoyer à Winnipeg pour qu'ils bénéficient d'un meilleur accès aux ressources médicales.

Nous recommandons de leur faire quitter la communauté pour aller dans un établissement fédéral, un hôtel à Winnipeg, qui accepte de recevoir ceux qui ont reçu un diagnostic positif et qui s'isolent 14 jours, dit-il.

Deux nouveaux centres de dépistages

Dimanche, une unité de dépistage mobile a ouvert ses portes au sein de la Première Nation de Peguis, en plus du centre de l’hôpital Percy Moore, selon une publication Facebook adressée aux membres de la communauté.

Les personnes identifiées comme contacts étroits seront testées, ainsi que celles présentant des symptômes du virus. Les autres seront examinées pour savoir si elles doivent être dépistées.

La Nation crie de Fisher River a de son côté annoncé vendredi par voie de communiqué accroître sa capacité de test pour ceux qui présentent des symptômes de la COVID-19.

Un centre de dépistage rapide a également été installé pour les contacts étroits du cas présumés et les résidents présentant des symptômes, selon une déclaration du chef David Crate publiée samedi par la Nation crie.

Restez vigilants, restez en sécurité, restez forts et respectueux; nous traversons cela ensemble, en tant que communauté, peut-on lire dans la déclaration.

Craintes de communautés environnantes

Les Premières Nations sont particulièrement susceptibles aux transmissions communautaires, souligne Dakota Traverse, coordinateur des mesures d’urgence au sein de la Première Nation de Kinonjeoshtegon. Cette communauté, aussi connue sous le nom de Jackhead, est proche de Peguis et de Fisher River.

Ma première réaction a été la panique, je ne vais pas mentir, dit-il. Ce n’est pas facile d'entendre que quelque chose d’aussi dévastateur, partout dans le monde, s’approche de ma communauté.

La situation à Jackhead est toujours calme pour l'instant, mais évidemment, les gens ont peur de ce qui se passe dans les communautés aux alentours.

Nous prenons toutefois toutes nos précautions pour assurer la sécurité et le bien-être de nos communautés, souligne-t-il.

Les voyages dans la Première Nation et en dehors de celle-ci sont toujours autorisés, mais un barrage a été mis en place pour vérifier qui y entrait et ressortait.

En date du 10 septembre, 491 cas de COVID-19 ont été confirmés au sein de Premières Nations au Canada et 9 personnes sont mortes des suites de la maladie, selon le site du gouvernement fédéral. Ces données n’incluent pas les nouveaux cas probables au Manitoba, car ils n’ont pas encore été confirmés par le laboratoire provincial.

Avec les informations de Rachel Bergen

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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