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L’ONF se taille à nouveau une place de choix au TIFF

Dessin d'une dame âgée qui veille un homme mourant dans un lit d'hôpital situé à l'extérieur.

L'affiche du court métrage d'animation « 4 Nord A », une création de Jordan Canning et Howie Shia, sélectionnée pour le TIFF 2020

Photo : Site de l'ONF

Radio-Canada

Bon an, mal an, l’Office national du film (ONF) se taille toujours une place de choix au Festival international du film de Toronto (TIFF). La cheffe des festivals et du développement de l’auditoire de l’ONF nous parle de la mission de l’agence culturelle fédérale et des deux sélections canadiennes pour le festival torontois cette année.

Alors que le TIFF bat son plein, Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18, s’est entretenue avec Élise Labbé, de l’ONF, dont le rôle est notamment de faire en sorte que les productions cinématographiques canadiennes puissent être vues et sélectionnées dans les festivals internationaux.

On voit les créateurs, les artistes et les artisans travailler pendant de nombreux mois et même de nombreuses années sur leurs projets. Et nous, on se fait une mission de leur donner le meilleur au niveau du lancement de leurs œuvres. On souhaite que leurs films puissent circuler le plus loin et le plus longtemps possible, explique-t-elle.

Pour nous, le TIFF est un moment très important dans l’année; il y a beaucoup d’effervescence autour du festival, qui a évolué dans les dernières années et s’est taillé une place de choix dans le monde des festivals de catégorie A, comme on les appelle dans l’industrie.

Avec les années, [le TIFF] s’est positionné comme l’un des plus grands festivals au monde, et nous, on le considère aussi important que le Festival de Cannes, de Venise ou de Berlin.

Élise Labbé

Quand on a des films qui sont en sélection au TIFF, c’est toujours un grand honneur et un grand privilège pour nous. Mais, en même temps, on les considère privilégiés de pouvoir accéder à certains de nos trésors nationaux, dit Élise Labbé.

4 Nord A

Le premier film sélectionné cette année est une création de la réalisatrice Jordan Canning, originaire de Terre-Neuve-et-Labrador, et de l’animateur torontois Howie Shia.

Son titre original, 4 North A, fait référence à une chambre d’hôpital, celle où la protagoniste passe ses derniers moments avec son père mourant. Alors qu’elle s’apprête à faire face à la perte inévitable d’un être cher, elle s’évade dans des souvenirs d’enfance.

Le court métrage d’animation se décrit comme une œuvre très personnelle sur la mortalité, la mémoire et les liens qui peuvent parfois se créer dans des lieux improbables, peut-on lire dans un communiqué.

L’inspiration pour 4 North A m’est venue de souvenirs que ma mère m’a racontés à propos de l’île Amherst, où elle passait ses étés, enfant, explique la réalisatrice Jordan Canning.

J’ai été frappée, dans ses descriptions, par la présence récurrente d’animaux et de la mort, et j’ai établi un lien avec un autre récit qu’elle m’avait fait des jours passés au chevet de son père mourant, à l’hôpital.

Inconvenient Indian

La deuxième sélection canadienne au TIFF est un documentaire de Michelle Latimer, Inconvenient Indian, basé sur une œuvre primée de Thomas King intitulée L’Indien malcommode, un portrait inattendu des Autochtones d'Amérique du Nord (2014), qui aborde la colonisation culturelle des peuples indigènes en Amérique du Nord.

Une main dessinée fait un doigt d'honneur sur un fond rouge, sous l'inscription «Inconvenient Indian». Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'affiche plutôt évocatrice du documentaire de Michelle Latimer « Inconvenient Indian »

Photo : Site de l'ONF

Le documentaire retrace la façon dont les traditions, la langue et la religion des peuples autochtones ont été éradiquées par les institutions étatiques pour satisfaire aux fantaisies absurdes des colonisateurs, selon une description que l’on trouve sur le site de l’ONF.

Latimer met ces questions de l’avant par l’entremise d’un fascinant éventail de techniques, notamment une narration de Thomas King, des archives vidéo, des entrevues, des arts visuels, de la danse et des coutumes traditionnelles, comme le tatouage et la chasse.

Avec les informations de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18

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