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Réaction mitigée de parents face au dépistage de la COVID-19 à l’école

Une dame et sa fille assises dans un fauteuil, dans le salon de leur maison.

Donna Schell (à droite) se dit mitigée face à la possibilité offerte à sa fille, Katelyn (à droite), de subir un test de dépistage du coronavirus à l'origine de la COVID-19 à l'école.

Photo : Fournie par Donna Schell

Radio-Canada

Alors qu’un programme de dépistage volontaire de la COVID-19 s’apprête à faire son entrée dans des écoles des grandes villes saskatchewanaises, des parents accueillent avec des sentiments partagés l’idée de voir un coton-tige s’engouffrer dans le nez de leur enfant.

Le programme de dépistage volontaire dans les écoles de Regina doit commencer par l’école Campbell Collegiate, a annoncé cette semaine le ministre provincial de la Santé, Jim Reiter.

C’est l’école que fréquente la fille de Donna Schell, cette année. Bien qu’elle applaudit le travail de mitigation de la pandémie des autorités de santé publique, elle se dit mi-figue, mi-raisin quant au dépistage à l’école.

Penser à ceux qui en ont le plus besoin

L’une des raisons qui motivent son hésitation est l’incapacité de la province à atteindre le seuil de 4000 tests quotidiens de façon constante.

Le président de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA), Scott Livingstone, a en effet soutenu, la semaine dernière, que si la province a effectivement la capacité de traiter jusqu’à 3000 ou 4000 tests de dépistage par jour, elle ne peut le faire de façon soutenue et prolongée.

Mme Schell se dit inquiète qu’un test administré à sa fille, Katelyn, puisse priver de dépistage  quelqu’un qui en a plus besoin.

Il y aura des gens malades qui auront besoin de ces tests, explique-t-elle. Je préférerais les laisser aux gens qui en ont vraiment besoin pour ne pas surcharger les laboratoires qui doivent produire les résultats rapidement.

Sa fille se dit nerveuse en pensant au test, mais elle souligne que ses parents se sont assurés qu’elle a l’information nécessaire quant à la COVID-19 sans être paralysée par la peur. Au final, disent-ils, c’est à elle de prendre sa décision quant au test de dépistage.

Consacrer les ressources aux jeunes les plus à risque

Outre Campbell Collegiate, des tests seront également réalisés à la polyvalente Carlton de Prince Albert les 17 et 18 septembre, ainsi qu’à l’école secondaire Holy Cross de Saskatoon, le 17 septembre.

À la SHA, Scott Livingstone dit ne pas croire que ces premiers tests de dépistage réalisés dans les écoles feront grimper radicalement le nombre de cas.

Du côté de l’école Holy Cross, à Saskatoon, Joey White voit le dépistage volontaire d’un bon oeil. Il a deux de ses enfants qui fréquentent l’établissement.

Il espère toutefois que les efforts soient consacrés aux jeunes qui sont les plus à risque, comme ceux qui ont des activités parascolaires dans lesquelles ils ont plus de contacts avec d’autres personnes.

La province est sur la bonne voie, dit une médecin

Si la décision d’offrir un dépistage à l’école laisse certains parents perplexes, la Saskatchewan a tout de même agi de manière proactive en permettant ces tests, explique l’ancienne médecin hygiéniste adjointe à la SHA, Anne Huang.

On a beaucoup entendu parler du besoin de diagnostic rapide parce que cette détection rapide de la COVID-19 chez une personne nous permet de déclencher les mesures de traçage et d’isolement plus tôt, souligne-t-elle.

Selon la Dre Huang, les écoles sont des milieux où le risque de transmission du virus est plus élevé et le dépistage sur place permet de surveiller l’apparition de foyers potentiels. Elle espère que le dépistage volontaire permettra de créer un échantillon représentatif de la communauté étudiante de chaque école.

C’est un système d’alerte de première ligne dans nos écoles primaires et secondaires. Elle souhaite que le gouvernement étende son programme de dépistage aux écoles des régions rurales.

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