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L'île aux Commères, de Léa-Pascale St-Hilaire

Elle sourit à la caméra.

L'autrice Léa-Pascale St-Hilaire

Photo : Emma-Louise St-Hilaire

Radio-Canada

Léa-Pascale St-Hilaire fait partie des 21 personnes en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2020.

Qui suis-je?

J’ai grandi entre deux îles séparées par le trajet de l’autobus 807, mon petit carré de banlieue à Sainte-Foy et l’exotisme tant adoré du Vieux-Québec et de la basse-ville. J’ai un amour des lettres qui me vient de loin, peut-être des mots si joliment et savamment composés par mon père dans nos cartes de fête. Et, depuis toujours, l’âme qui se fend en un sourire à la vue du fleuve, de notre fleuve majestueux, peut-être parce que ma mère a fait vivre en moi ses souvenirs des grands vents qui bercent les rives de son Montmagny natal. J’étudie la musique depuis le secondaire et en suis une passionnée depuis les milliers de concerts que m’emmenait voir mon père, l’été, alors que je faisais à peine la taille d’un saxophone ténor. Je n’ai pas tout à fait 21 ans et je complète tout juste un programme de trois ans en chant pop et jazz et en sciences humaines au collège Notre-Dame-de-Foy. J’en suis à un nouveau carrefour de ma vie, là où mes rêves de demain aspirent à se croiser dans un Québec vert… sur une scène, dans la rue, au cinéma ou en littérature.

Mon récit en quelques mots

L’île aux commères est un récit à l’onirisme couleur crépuscule qui raconte, dans l’intimité et le secret d’un souvenir chéri, l’éclosion d’une jeune femme sous les tendresses d’une âme sœur à la forme mi-homme, mi-bestiole, mi-gamin. C’est une idylle éphémère, magnifiée par les beautés d’une île, d’un archipel. Un été pour désapprendre le silence et pour apprivoiser, par le cœur, des mots par lesquels figer, quelque part au milieu du fleuve Saint-Laurent, les grâces du présent.

Ma source d’inspiration pour ce texte

J’ai voulu, en l’écrivant, capturer la poésie d’un été à goûter les douceurs insulaires; celle d’un amour, d’une passion, d’une cohésion émotionnelle. Cet été-là, je suis tombée amoureuse… Je sais maintenant que c’est un sol, une terre où pousser qu’il m’a donnée. Et ce n’est rien que j’aie perdu ou puisse perdre, malgré le temps qui passe ou l’invraisemblance de lui et moi ailleurs, aujourd’hui.

Les premières lignes de mon récit

Un bouquet de fleurs sauvages cueillies dans une lumière de fin de journée. Une lumière jaune-orange, de feu et d’étincelles. Et du rose qui déborde. Tous vêtus de fleurs et toi parmi elles, plié en deux, affairé à en faire un petit amas précieux. Pour moi. Il était plutôt grossier... Je ne te l’ai pas dit. J’en ai respiré le parfum confus, et celui des asclépiades m’a un peu consolée. On ne dit pas à une femme qu’elle est la plus belle, ou on lui arrache le cœur quand on détourne d’elle le regard. Tu n’obéis à aucune règle. Tu m’aimes, je sais. Seulement, l’églantier a laissé s’étendre en toi ses racines et fleurir ses douceurs. Mais je t’aime, je te dis.

Extrait de L'île aux Commères, de Léa-Pascale St-Hilaire

Véritable tremplin pour les écrivaines et écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs poèmes, nouvelles et récits inédits soumis au concours.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture de deux semaines au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

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