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Le perturbateur, de Smail Djaoud

Il sourit à la caméra.

L'auteur Smail Djaoud

Photo : gracieuseté de l'auteur

Radio-Canada

Smail Djaoud fait partie des 21 personnes en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2020.

Qui suis-je?

J’ai grandi en Algérie, dans un petit village de la Kabylie maritime. Après des études de littérature à Tizi Ouzou, j’ai émigré en France, où j’ai obtenu un diplôme en linguistique à l’Université Paris-X. À présent, je vis à Montréal et je suis chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal depuis 2010. Je m’intéresse à l’art d’écrire, à l’enseignement du français et à la fixation par écrit des cultures orales.

Mon récit en quelques mots

L’histoire du Perturbateur raconte des événements qui ont plongé dans le désarroi une communauté rurale d’Algérie, qui a vu surgir dans son sein une altérité irréductible. Elle débute en 1973 et se déploie sur plus d’une quinzaine d’années. Le personnage principal du récit est toujours en vie et le détail de ses mésaventures reste encore aujourd’hui un tabou.

Ma source d’inspiration pour ce texte

J’étais l’un des enfants effrayés par le perturbateur. Je m’appuie donc sur mes souvenirs et sur l’histoire orale, familiale et villageoise, que j’essaye de consigner pour la sauver de l’oubli, mais aussi pour la conjurer, l’objectiver, la réfléchir et lui donner sens.

Les premières lignes de mon récit

Une menace plana longtemps sur la maison de Moqrane. D’abord, on ne comprenait pas d’où elle venait. L’histoire commença trois ans après le déménagement à El Ghers. Le soir, au moment d’aller se coucher, les femmes apercevaient une lumière sur les volets en persiennes de leur lucarne. Un homme éclairait visiblement la fenêtre de l’extérieur et jouait avec la forme du faisceau lumineux en modifiant les réglages de sa lampe de poche. Parfois, il faisait clignoter sa torche, en l’allumant et en l’éteignant alternativement. Que voulait-il? La peur s’empara de la grande famille, d’autant plus qu’il n’y avait pas d’hommes robustes pour la défendre. Les femmes étaient dans la fleur de l’âge, les enfants étaient très jeunes et les maris, absents, partis travailler en France. Quant au vieux Moqrane, du haut de ses soixante-quinze ans, il commençait à montrer des signes de fatigue.

Extrait de Le perturbateur, de Smail Djaoud

Véritable tremplin pour les écrivaines et écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs poèmes, nouvelles et récits inédits soumis au concours.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture de deux semaines au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

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