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Après des mois de calme sur les plateaux, l'industrie cinématographique de Toronto reprend

Trois personnes travaillent sur un plateau de tournage en portant un masque.

Masques, visières et panneaux de plexiglas font désormais partie de l’environnement de travail des plateaux de tournage. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

CBC News

Le réalisateur de films J. Miles Dale est habitué à faire face à des défis de logistique, mais en raison de la COVID-19, ceux-ci sont présentement inédits.

Au cours des quatre ou cinq derniers mois, nous avons travaillé avec les guildes et les syndicats, les professionnels de la santé, afin de déterminer comment nous pouvons garder notre plateau en sécurité, garder notre équipe et nos acteurs en sécurité et avoir toujours un flux de travail qui a du sens, explique-t-il.

Il affirme que le tournage de la série Netflix Sex/Life a débuté la semaine dernière. Il ajoute que le tournage du film Nightmare Alley, réalisé par Guillermo del Toro avec Cate Blanchett et Bradley Cooper, reprendra mercredi prochain. 

De nombreux professionnels de la santé nous ont dit que nous sommes allés au-delà de ce que font les autres en termes de mesures de sécurité, a-t-il ajouté en entrevue avec CBC Toronto.

Des mois après que l'industrie télévisuelle et cinématographique de Toronto eut été contrainte de fermer en raison de la pandémie, la production recommence enfin à augmenter. La Ville affirme avoir délivré environ 400 permis de tournage depuis.

M. Dale ajoute que le port d'équipement de protection individuelle (EPI), des tests de dépistage fréquents pour tous et le contrôle de la température des participants font partie des mesures en place. Les déjeuners sont emballés individuellement et il y a plusieurs stations de lavage des mains. Le département artistique fait du télétravail lorsque c’est possible. 

Il y a une certaine anxiété, étant donné que le virus est toujours là et qu'il n'y a pas de vaccin, a-t-il souligné. Il explique que les scènes intimes nécessitent des précautions supplémentaires et des tests plus fréquents.

Nous devons avoir une relation de confiance les uns avec les autres en ce moment, nous essayons donc d'encourager les bons comportements.

Marguerite Pigott, la commissaire au cinéma et directrice des industries du divertissement de la Ville de Toronto, a déclaré que le mois de juillet avait été très calme dans l’industrie, mais qu’il s’agissait d’un moment de formation pour les grandes entreprises de réalisation.

Maintenant, nous constatons que ces productions ont compris et elles sont de nouveau opérationnelles, dit-elle.

Les choses s'améliorent certainement, mais comme dans toute autre industrie, les choses sont devenues beaucoup plus complexes, beaucoup plus difficiles, donc faire le travail prend plus de temps car il y a beaucoup plus de considérations.

Selon Mme Pigott, le tournage des émissions comme Murdoch Mysteries, Workin 'Moms, Coroner et Kim's Convenience a repris. 

Juillet et août sont généralement les mois de tournage les plus occupés en ville. Cette année, l'automne et l'hiver seront beaucoup plus occupés.

Une nouvelle réalité sur le plateau

L’actrice Gita Miller se dit très heureuse d’être de retour au travail. Elle a passé du temps à Montréal à tourner un film de Noël et plus récemment, elle était sur un plateau de tournage d'un épisode de l’émission Nurses à Toronto.

Je ne m'attendais pas à ce que toutes ces productions reprennent en ce moment donc c’est génial, mais aussi un peu bizarre, explique-t-elle.

Il y a beaucoup plus de protocoles; tout le monde est beaucoup plus prudent et il faut juste être beaucoup plus attentif, a-t-elle ajouté. Pour les répétitions, vous devez porter votre masque, ce qui est un peu drôle car répéter sans pouvoir voir le visage de votre partenaire de scène est définitivement différent.

L'ACTRA, le syndicat qui représente les artistes interprètes au Canada, affirme que le travail a diminué de 85 pour cent en avril, par rapport à la même période l'an dernier.

Mais août a apporté un rebond rapide. Mme Miller prévoit que l'industrie s'habituera à la nouvelle réalité.

C'est beaucoup d'ajustements, pour être honnête. On nous demande de s'adapter.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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