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COVID-19 : AstraZeneca et l'Université d'Oxford reprennent leurs tests sur un vaccin

Un technicien habillé d'une combinaison et portant un masque observe une machine de loin.

Un technicien de laboratoire supervise les tests de remplissage et de conditionnement du vaccin contre la COVID-19 qui doit servir aux tests supervisés par l'Université d'Oxford et le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca.

Photo : afp via getty images / Vincenzo Pinto

Agence France-Presse

Avec le feu vert des autorités sanitaires, le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca et l'Université d'Oxford ont repris leurs tests au Royaume-Uni sur un vaccin contre l'épidémie de nouveau coronavirus, ont-ils annoncé samedi, trois jours après avoir dû les interrompre.

Les essais cliniques du vaccin d'AstraZeneca contre le coronavirus ont repris au Royaume-Uni après que l'Autorité de réglementation sanitaire des médicaments (MHRA) a confirmé qu'il ne présentait pas de danger, a indiqué le groupe pharmaceutique.

La suspension des essais avait été décidée mercredi après l'apparition d'une maladie potentiellement inexpliquée – peut-être un effet secondaire grave – chez un participant.

Le groupe pharmaceutique avait cependant déclaré que cet arrêt ne rendait pas pour autant impossible d'obtenir un vaccin d'ici la fin de l'année ou le début de l'année prochaine.

Rapide, le comité indépendant mis en place pour évaluer les risques liés au vaccin a déjà terminé son enquête et a indiqué à la MHRA qu'il était sans danger que les essais recommencent au Royaume-Uni, a déclaré AstraZeneca.

Dans un communiqué distinct, l'université d'Oxford a confirmé samedi la reprise des essais, soulignant que dans des tests de grande ampleur comme celui-ci, on s'attend à ce que certains participants soient malades. Chaque cas doit être soigneusement évalué pour garantir une évaluation minutieuse de la sécurité, a ajouté l'université.

Le vaccin développé par AstraZeneca et l'Université britannique d'Oxford est l'un des projets occidentaux les plus avancés. Il a été testé sur des dizaines de milliers de volontaires au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud, et depuis le 31 août, aux États-Unis, dans ce qu'on appelle la phase 3 des essais, la dernière, qui doit vérifier sa sécurité et son efficacité.

Dans son dernier point de presse daté de mercredi, l'Organisation mondiale de la santé recense 35 vaccins candidats qui sont évalués dans des essais cliniques sur l'homme dans le monde. Huit en sont déjà à la dernière étape ou s'apprêtent à y entrer.

L'Agence européenne du médicament (EMA) estime que cela pourrait prendre au moins jusqu'au début 2021 pour qu'un vaccin contre la COVID-19 soit prêt à être approuvé et disponible en quantité suffisante pour un usage mondial.

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