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Pas de retour au campus à l'hiver 2021 pour trois universités de la Saskatchewan

Un signe extérieur, où il est écrit, en anglais, Université de Regina.

La session d'automne 2020 à l'Université de la Saskatchewan, à l'Université de Regina et à la Polytechnique de la Saskatchewan se déroule majoritairement en ligne.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Université de Regina, l’Université de la Saskatchewan et la Polytechnique de la Saskatchewan ont annoncé jeudi leur intention de maintenir l’enseignement à distance pendant la session d’hiver 2021 pour réduire les risques de propagation de la COVID-19.

Seul un petit nombre de cours en laboratoire, en studio ou des séminaires seront donnés en personne.

Le président par intérim et vice-chancelier de l’Université de Regina, Thomas Chase, a déclaré que la décision est nécessaire pour la santé publique, bien qu’elle puisse décevoir plusieurs membres de la communauté universitaire.

M. Chase souligne que la décision a été prise en l’absence d’un vaccin efficace et largement disponible; en l’absence de toute preuve que nous ne serons pas confrontés à la possibilité d’une hausse des infections en Saskatchewan pendant la saison de la grippe; face à ce qu’on voit dans plusieurs écoles, particulièrement aux États-Unis; et en l’absence d’une boule de cristal.

De son côté, le vice-président associé de l’Université de la Saskatchewan, Darcy Marciniuk, a félicité les membres de son campus pour leur engagement continu envers la santé publique.

Réactions partagées

Le président de l’Association étudiante de l’Université de Regina, Gurjinder Singh Lehal, a indiqué avoir parlé à plusieurs étudiants qui ne sont pas en accord avec la décision de l’établissement postsecondaire.

L’expérience universitaire est incomplète sans interaction sociale et sans soutien entre pairs, a-t-il dit. S’attaquer aux problèmes de santé mentale pourrait être le plus grand défi au cours de la prochaine année.

À Saskatoon, la présidente de l'Association étudiante de l’Université de la Saskatchewan, Autumn LaRose-Smith, est heureuse que les universités aient fait part de leur intention assez tôt, ce qui donnera le temps aux étudiants de se préparer en vue d’une autre session à distance.

Elle s’inquiète toutefois de la qualité de l’éducation que les étudiants recevront au terme d’une année scolaire effectuée entièrement à distance.

Pour moi en particulier, dans l’un des cours, mon professeur a simplement téléchargé tous les cours préenregistrés pour la session , a-t-elle dit. Maintenant, c’est à moi de m’instruire et ce n’est certainement pas une chose pour laquelle je me suis engagé.

Réduction des droits de scolarité demandée

Certains étudiants de l’Université de Regina, en particulier ceux qui ont suivi des cours en ligne même avant la pandémie, ont remarqué que des frais d’enseignement à distance, de 67,75 $ par cours, sont facturés.

Ces frais, qui existent depuis des années, s’appliquent aux cours conçus pour être entièrement en ligne, soit 10 % de l’offre totale de cours de l’université cet automne. Les frais ne s’appliquent toutefois pas aux cours donnés en ligne en raison de la pandémie.

Les cours entièrement en ligne sont assortis de frais supplémentaires parce qu’ils coûtent très cher à élaborer, dit Thomas Chase.

Nous utilisons cet argent pour embaucher et payer des concepteurs pédagogiques qui aident le corps professoral à élaborer et à maintenir ces cours en ligne. Un cours entièrement en ligne peut être l’équivalent d’un manuel complet de 300 pages avec des éléments interactifs, des vidéos et des animations.

L’Université de Regina, l’Université de la Saskatchewan et la Polytechnique de la Saskatchewan n’ont pas augmenté leurs droits de scolarité cette année.

Cependant, en raison des limites de l’apprentissage en ligne, Autumn LaRose-Smith croit que les étudiants devraient payer encore moins.

Les étudiants paient des droits de scolarité et des frais pour un établissement qui fonctionne différemment, a-t-elle dit. Certes, pendant la COVID-19, beaucoup de choses ont changé, mais je pense que les étudiants en veulent plus.

D'après les informations de Julia Peterson

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