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11 Septembre : deux membres de la famille royale saoudienne devront témoigner

Bandar ben Sultan, une des personnes citées, est un élément clé du régime wahhabite.

L'ancien président américain George W. Bush discute avec Bandar ben Sultan dans un salon.

L'ancien président américain George W. Bush en compagnie de Bandar ben Sultan dans le ranch de la famille Bush au Texas, en août 2002.

Photo : Reuters / Reuters Photographer

Associated Press

Deux membres de la famille royale saoudienne devront répondre à des questions sur les attentats du 11 septembre 2001 dans le cadre d'une procédure judiciaire qui dure depuis plusieurs années, a tranché une juge fédérale américaine, une décision considérée comme un tournant par les avocats des victimes.

Dans une décision écrite rendue jeudi soir, la juge Sarah Netburn ordonne à l'Arabie saoudite de mettre à la disposition de la justice américaine ces deux membres de la famille royale, ainsi que d'autres témoins saoudiens, dont des fonctionnaires actuels et anciens, pour des déclarations sous serment.

On ne sait pas comment et quand les témoins feront leurs déclarations, mais cette décision signifie que nous pouvons commencer à découvrir ce qu'ils savent, a déclaré un avocat des plaignants, Jim Kreindler, vendredi.

L'un des membres de la famille royale concernés est le prince Bandar ben Sultan, ancien chef du renseignement saoudien et ambassadeur du royaume aux États-Unis de 1983 à 2005, selon des documents judiciaires.

Certains proches des victimes des attentats du 11 septembre 2001 affirment que des responsables saoudiens ont sciemment soutenu Al-Qaïda et son chef de l'époque, Oussama ben Laden, avant que les pirates de l'air ne précipitent leurs avions sur le World Trade Center à New York, le Pentagone à Washington et un champ en Pennsylvanie.

Vendredi, à l'occasion du 19e anniversaire des attentats, on a rendu hommage aux quelque 3000 victimes. Les familles réclament des milliards de dollars en dommages et intérêts.

Michael Kellogg, un avocat représentant l'Arabie saoudite, a refusé vendredi de commenter la décision de la juge américaine. Le gouvernement saoudien nie depuis longtemps toute implication dans les attaques.

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