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Deux sit-in à l'Hôpital de Gatineau vendredi matin

Un panneau annonçant l'Hôpital de Gatineau.

L’Hôpital de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Camille Boutin

Des infirmières des soins intensifs et de l'urgence de l'Hôpital de Gatineau ont fait un sit-in dans leurs départements respectifs pour dénoncer le manque de personnel en matinée vendredi.

Parce qu'il manquait six infirmières à l'urgence et une aux soins intensifs, les infirmières ont manifesté pacifiquement pour exprimer leur opinion.

En fait, l'équipe de jour n'a pas pris la relève des employés du quart de nuit, vers 8 h.

Le président du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO), Patrick Guay, a souligné en entrevue que les infirmières jugeaient dangereux d'assurer le service régulier étant donné l'absence de sept infirmières.

Patrick Guay pose pour la caméra dans le stationnement d'un hôpital.

Patrick Guay est président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

L'employeur est venu à l’urgence avec l’agent syndical, ils ont trouvé des solutions ensemble, a-t-il ajouté. Le quart de travail s'est amorcé 40 minutes plus tard, puisque 3 infirmières ont accepté de prêter main-forte à l'équipe réduite. Aux soins intensifs, la journée s'est plutôt amorcée à 9 h 20.

Les sit-in ne sont jamais prévus, a fait valoir M. Guay. Lorsqu'une équipe s'aperçoit qu'elle devra faire sa journée avec deux, trois, quatre ou cinq infirmières en moins, il est de leur droit de choisir de ne pas travailler tant qu'une solution ne sera pas trouvée.

Un week-end précaire

J’ai peur pour la fin de semaine qui s’en vient, c’est très précaire pour l'ensemble du réseau de l'Outaouais, a confié M. Guay. Le taux d'occupation à l'urgence de l'Hôpital de Gatineau était de 89 % vendredi soir, tandis que celui de l'urgence de l'Hôpital de Hull était de 140 %.

C'est précaire en fin de semaine et la semaine prochaine dépendamment du nombre de patients qui se présentent à l'urgence.

Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais

Il ne s'agit pas du premier sit-in à l'Hôpital de Gatineau, un événement similaire est survenu plus tôt cette semaine.

Si une solution a été trouvée rapidement cette fois, il faut prévoir une stratégie à long terme, a insisté M. Guay.

Selon ce dernier, il faudrait adapter les services en fonction du personnel disponible. Il n'y a aucune entreprise au Québec qui peut offrir la rentabilité à 50 % du personnel, mais on demande ça aux infirmières; c'est un non-sens, a-t-il ajouté.

Même si des rencontres sont prévues avec l'employeur, l'adaptation n'est pas une solution pour celui-ci, car il veut répondre aux demandes du ministère, peu importe ce qu'il en coûte, a estimé le président du SPSO.

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