•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Enfouissement de déchets nucléaires : le projet face à de l’opposition citoyenne

Depuis les années 1960, Ontario Power Generation entrepose les déchets nucléaires dans une dizaine de bâtiments.

Depuis les années 1960, Ontario Power Generation entrepose les déchets nucléaires dans une dizaine de bâtiments. (Archives)

Photo : *

Radio-Canada

Le projet d'enfouissement de déchets nucléaires en Ontario fait face à de l'opposition. Un groupe d'activistes a récemment fait parvenir un document à environ 50 000 foyers de la région visée. Or, un responsable du projet affirme que le contenu du document est inutilement alarmiste.

Ils veulent susciter la peur, d'une certaine manière, selon Paul Gierszewski, directeur de la sûreté et de la recherche technique à la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), l'organisme fédéral chargé de trouver un endroit permanent pour entreposer le stock canadien de déchets nucléaires.

Selon lui, les informations contenues dans le document, distribué par le regroupement citoyen Protect Our Waterways - No Nuclear Waste, sont inexactes.

On y trouve, sur une carte de l’Ontario, le symbole de radiation nucléaire. Il est placé près de la communauté de Kincardine, destiné à symboliser le site d’enfouissement prévu. Une couleur différente représente une potentielle fuite de déchets nucléaires et suggère que les Grands Lacs pourraient être contaminés.

Or, Michelle Stein, résidente de South Bruce et membre de Protect Our Waterways - No Nuclear Waste, l’avoue : le document ne se base sur aucune donnée scientifique.

Des inquiétudes

Mme Stein pense que la population ne voudra plus acheter les produits de la région s’ils savent qu’il y a un site d’enfouissement de déchets nucléaires. Si je vis à côté de la décharge nucléaire, personne ne veut de mes produits, dit-elle. C'est une décision qui changera la vie telle que nous la connaissons ici.

Selon elle, il y a un risque que les Grands Lacs soient contaminés. Elle ajoute qu’il s’agit d’une source d’eau potable pour toutes les populations riveraines.

Loin en dessous du lac

M. Gierszewski réfute ces allégations. Il affirme que le risque de contamination des Grands Lacs est presque inexistant.

La photo d'un homme.

Paul Gierszewski est le directeur de la sûreté et de la recherche technique à la Société canadienne de gestion des déchets nucléaires.

Photo : offerte par la SGDN

Il explique que les déchets stockés à l'intérieur de l'installation seraient enfermés dans plusieurs couches de protection, loin en dessous du fond du lac. Selon lui, même si de l'eau devait infiltrer la couche protectrice contenant les déchets, celle-ci resterait sécuritaire pour les gens à la surface.

Les scientifiques ont testé rigoureusement les conteneurs de déchets nucléaires pendant des décennies. La SGDN a même publié une vidéo dans laquelle les conteneurs survivent après avoir été largués d'une tour, en feu, submergés dans l'eau et heurtés par un train de marchandises à grande vitesse sans rejet de rayonnement.

Le projet suggère d’enfermer les déchets dans du ciment, de l'argile, puis de les stocker dans des chambres souterraines à près d'un kilomètre sous la surface.

Ce sont des choses que nous examinons pour comprendre le risque, a-t-il déclaré. C'est extrêmement improbable.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !