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Une rentrée en plein air pour des enfants de la Nation Okanagan

Des enfants s'amusent durant un pow-wow.

Le nombre maximal d’élèves par groupe d’apprentissage sera de 17 élèves.

Photo : Bande indienne de l’Okanagan

Dans la vallée de l’Okanagan, au cœur de la Colombie-Britannique, des élèves autochtones auront droit en priorité à des cours en plein air.

La majorité des enfants de la Colombie-Britannique ont fait leur rentrée cette semaine, sur fond de pandémie.

Les 85 élèves de la Nation Okanagan qui vont à l’école d’immersion culturelle située à Vernon reprendront plutôt le chemin de l’école lundi.

La rentrée se fera dans le bâtiment de la petite école, des salles de classe modulaires ou des espaces loués, mais surtout, elle se fera en pleine nature.

On peut marcher et aller dans le bois ici; on est proches de la forêt et de la montagne. Avec la rentrée, on va être dehors la plupart du temps.

Mario Richard, instructeur de langue Okanagan

Gareth Jones, responsable de l’éducation, de la langue et de la culture au sein de la Bande indienne d'Okanagan – l'une des huit Premières Nations Okanagan –, souhaite privilégier l’enseignement à l’extérieur, cette année.

Selon lui, il était inconcevable de faire la rentrée uniquement dans le bâtiment de l’école, qui est vétuste et trop petit.

Envisager de faire respecter la distanciation physique dans notre petite et vieille école qui date de 1954 était impossible. Nous espérons la construction d’un nouvel édifice avec le gouvernement fédéral, mais ça, c’est une autre histoire, souligne Gareth Jones.

Une grande tente blanche extérieure.

Gareth Jones souhaite que les cours à l'extérieur puissent être donnés le plus longtemps possible dans la saison.

Photo : Bande indienne de l’Okanagan

L’enseignement extérieur en petits groupes, dans une grande tente aménagée, est aussi l’occasion pour les jeunes de se reconnecter aux traditions.

À l’origine, apprendre dans une salle de classe comme le système colonial nous l’a montré a peu de sens pour nous; l’enseignement a lieu sur les terres.

Gareth Jones, responsable de l’éducation, de la langue et de la culture au sein de la Bande indienne d'Okanagan

Gareth Jones ajoute qu’il peut être difficile de suivre les cours de langue okanagan avec un masque, compte tenu de l’oralité de cette langue.

Des mesures plus strictes

La communauté Okanagan souhaite faire preuve de prudence et va au-delà des directives de la province en matière de rentrée scolaire.

On ne peut pas se permettre de prendre des risques. Avec nos aînés, surtout, une éclosion de cas de COVID-19 serait dévastatrice dans la communauté.

Gareth Jones, responsable de l’éducation, de la langue et de la culture okanagan

Mario Richard rapporte aussi la fébrilité des parents. Il y a beaucoup de questions; on ignore pour l’instant ce qui va arriver, souligne l'enseignant.

Le conseil de bande a dévoilé son plan de retour en classe le 10 août dernier.

Le port du masque sera requis à l’intérieur des locaux pour les élèves et les enseignants. À l’extérieur, les enfants n’auront pas à le porter, dans la mesure où ils respectent la distanciation physique.

Les élèves et les enseignants verront aussi leur température prise chaque jour. Des équipements de Plexiglas ont été installés autour des pupitres dans l’école.

Richard Jock, directeur général par intérim de l’Autorité sanitaire des Premières Nations, précise que les mesures prises dépendent de chaque communauté.

La part de l’aide de 112 millions de dollars récemment annoncée par Ottawa pour la rentrée scolaire des Premières Nations du pays servira à revoir la filtration de l’air dans la vieille école de la communauté, dit Gareth Jones.

Selon le responsable au sein de la Bande indienne d'Okanagan, la gestion de la rentrée est d’autant plus un défi que les écoles des réserves reçoivent uniquement du financement de la part du gouvernement fédéral. Aucune aide ne provient de la province.

La Bande indienne d'Okanagan compte environ 2000 membres. Elle est l’une des huit bandes de l’Alliance des Premières Nations de l'Okanagan.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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