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Spike Lee ouvre le TIFF de Toronto avec le thème de la brutalité policière aux États-Unis

Un homme avec des lunettes et une casquette parle au micro.

Spike Lee, lors du Festival international du film de Toronto (TIFF) en 2012.

Photo : Getty Images / Jemal Countess

Agence France-Presse

Un documentaire musical du réalisateur américain Spike Lee consacré aux victimes noires de la brutalité policière aux États-Unis a donné le coup d'envoi, jeudi soir, du Festival international du film de Toronto (TIFF).

Pandémie oblige, le documentaire American Utopia a été présenté en première mondiale en ligne, ainsi que dans quelques salles de Toronto, où le nombre de places était restreint. Une projection en plein air a aussi eu lieu pour les cinéphiles en voiture dans un ciné-parc en bordure du lac Ontario.

American Utopia, de Spike Lee, est l'adaptation cinématographique du concert éponyme que le chanteur David Byrne, du groupe Talking Heads, a donné à Broadway avant le début de la pandémie.

Dans le documentaire, les chansons engagées de l'artiste rythment des images de Breonna Taylor, d'Eric Garner ou de George Floyd, une Afro-Américaine et deux Afro-Américains tués lors d'interpellations policières. Ces tragiques événements ont suscité des centaines de manifestations aux États-Unis depuis le mois de mai.

Le réalisateur Spike Lee a été un artiste qui s'est fait entendre sur tellement de sujets au fil des ans, ça donne l'impression que, cette année, ce qu'il dit depuis des décennies trouve un écho auprès de beaucoup plus de gens, a souligné Cameron Bailey, codirecteur du festival, à l’Agence France-Presse (AFP).

Comme toutes les vedettes d'Hollywood, Spike Lee n'a pu assister à la présentation de son film à Toronto en raison de la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis à cause de la COVID-19.

Le TIFF a aussi présenté jeudi, en première mondiale, Seize printemps, premier long métrage de la réalisatrice française Suzanne Lindon. Il s'agit d'un film sur une adolescente qui tombe amoureuse d'un homme plus vieux qu'elle. La première était initialement prévue à Cannes, mais le festival a été annulé en raison de la pandémie.

Le Festival international du film de Toronto, qui ne décerne qu'un prix du public, donne souvent le tempo aux récompenses hivernales à Hollywood.

Cette année, seuls les cinéphiles qui sont déjà en ville peuvent assister à des projections physiques dans le contexte d'un festival considérablement réduit, avec seulement 50 longs métrages à l'affiche, contre environ 300 en temps normal.

Les internautes du Canada ont aussi eu droit à la première mondiale du plus récent documentaire du réalisateur allemand Werner Herzog, Fireball, sur les météorites.

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