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Comment peut-on contribuer à empêcher la COVID-19 de s’inviter à l’école?

Quatre personnes sont près l'une des autres avec des masques.

La famille Clément-Doyon va miser sur la réduction des contacts pour s'assurer de ne pas laisser la COVID-19 s'inviter dans les écoles et dans la communauté.

Photo : Avec l'autorisation de Benoit Clément

Radio-Canada

Qui dit rentrée hors du commun, dit mesures hors du commun. Quatre familles du Nord de l’Ontario nous ont expliqué ce qu’elles ont fait pour s’assurer, à leur façon, que la COVID-19 ne s’invite pas dans une rentrée scolaire déjà assez compliquée.

Que ce soit pour protéger leurs proches ou des êtres chers, ces quatre familles veulent participer pour empêcher le virus de s’introduire dans les écoles.

Vers la forêt avec les Marier

Chez les Marier, dans le Grand Sudbury, on a fait le choix de se diriger vers la forêt pour s’assurer de garder la famille et la communauté en santé.

Grands amateurs de plein air, Jason et Janelle poussent leurs deux jeunes garçons, qui sont respectivement en maternelle et en première année, à développer leur intérêt pour la nature.

Nous autres, on essaie plutôt de faire toutes nos activités en plein air, donc soit des randonnées, du vélo ou encore des sentiers de nature autoguidés. Nos enfants ont beaucoup d’énergie est c’est comme ça qu’on s’y prend pour les distraire.

Jason Marier
La famille Marier sur le bord d'une falaise.

Les Marier se sont tournés vers la nature pour leurs temps libre.

Photo : Radio-Canada

Zachary et Félix ont reçu une canne à pêche de leur père pendant l’été pour les initier à ce sport.

En plus des activités en forêt, M. Marier indique avoir établi une bulle familiale restreinte autour des siens qu’il souhaite conserver.

Nos grands-parents veulent passer le plus de temps possible avec leurs petits-fils. On essaie d’éviter les activités avec des plus grandes foules. Même s’il y a des mesures, notre famille a choisi de continuer ses activités en plein air pour protéger nos parents, explique-t-il.

La restriction des contacts, un geste civique pour les Clément-Doyon

Depuis les débuts de la pandémie, c’est plutôt la restriction des contacts qui est le moyen privilégié par les Clément-Doyon.

Pour Benoît Clément, sa conjointe Mélanie Doyon et leurs deux garçons, Hugo et Éloi, le mot d’ordre pour le rentrée des classes est de réduire au maximum le nombre de contacts.

Comme Hugo commence l’université et qu’Éloi commence le secondaire, M. Clément comprend que ses garçons ont besoin de socialiser pour leur développement.

Une photo de la famille Clément-Doyon.

Les Clément-Doyon limiteront les contacts avec leurs proches.

Photo : Radio-Canada

Mais les activités sociales sont restreintes pour toute la famille malgré tout.

Éloi profite de la présence d’un de ses amis qui habite à une seule maison de chez nous, alors on préfère qu’il fasse ses activités avec lui pour réduire les contacts avec l’extérieur, explique M. Clément.

Même chose pour Hugo. S’il se trouve au carrefour entre l’adolescence et l’âge adulte selon son père, M. Clément affirme que son fils doit s’en tenir à des rassemblements avec un nombre réduit de personnes.

Ces restrictions sont en place chez eux, non seulement pour le bien de la famille, croit-il, mais aussi pour le bien de la communauté.

Puisque leurs grands-parents sont vulnérables, Benoît Clément restreint aussi les visites de ses enfants chez eux.

Nos garçons aiment voir leurs grands-parents, mais les déplacements chez eux sont restreints. On le fait pour notre part sociale et civique, parce qu’on a notre rôle à jouer

Benoît Clément

Retrouver un semblant de normalité chez les Matte

Le retour à l’école aura été un soulagement pour la famille d’Alexandre Matte.

Si ses deux filles Katia et Magalie avaient toutes les deux très hâte de retrouver leurs amis en troisième année, le père de famille avait aussi hâte de retrouver une certaine forme de contact avec d’autres personnes en croisant les parents sur place.

La famille Matte pose pour une photo.

La famille Matte veut continuer à développer les habiletés des enfants, en toute sécurité.

Photo : Radio-Canada

Après être allé porter mes filles à l’école, je suis resté une demi-heure à discuter avec les autres parents, à distance. C’était une des premières fois depuis longtemps que j’avais l’occasion d’échanger avec d’autres adultes de mon groupe d'âge, explique-t-il.

Dans le but d’assurer un semblant de normalité pour ses filles, alors que les cours de piano que suivaient celles-ci sont maintenant annulés à l’école, la famille a organisé une nouvelle formule pour s’assurer de leur progression.

Nous allons faire venir le prof de piano chez nous. On va traiter la pièce comme un lieu public intérieur. Nous allons désinfecter le piano entre chaque utilisation et tout le monde va porter un masque. On veut s’assurer que nos enfants puissent continuer à développer leurs habiletés.

Alexandre Matte

Ayant accueilli une autre petite fille dans leur vie il y a moins d’un mois, la famille Matte souhaite amenuiser l’impact que pourrait avoir le confinement sur leurs enfants, craignant que les filles ne sortent avec des séquelles des mesures de confinement.

Mettre la main à la pâte chez les Séguin

Du côté de la famille Séguin, à Nipissing Ouest, le retour à l’école et les risques associés à la pandémie sont une belle occasion d’encourager l’implication dans l’entreprise familiale.

En plus d’encourager les différentes normes sanitaires qui sont en vigueur dans la région, Daniel Séguin explique que ses trois enfants, qui sont soit à l’université, au collège ou au secondaire, ont une raison de plus de s’impliquer dans la sucrerie familiale.

Un montage photo de la famille Séguin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Toute la famille Séguin est impliquée dans l'entreprise familiale.

Photo : Radio-Canada

C’est certain qu’on les encourage à nous aider alors qu’ils sont à la maison, pendant que je suis seul ici dans les ruchers, les autres sont dans notre bâtiment principal en train d’empaqueter du sirop d’érable, explique-t-il.

Si les jeunes Séguin semblent fatigués de rester à la maison avec leurs parents, Daniel Séguin se réjouit de la présence de ses enfants pour continuer à l’aider après la rentrée scolaire, qui se passe à distance pour ses deux aînés.

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