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Un développement immobilier à Gatineau plus durable d’ici 2030

L'entrée d'un chemin qui mène à la forêt.

L'ensemble des terrains humides de la forêt Boucher à Gatineau seront protégés, selon le Plan d'urbanisme révisé (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Emmanuelle de Mer

Protection des milieux humides, augmentation du couvert boisé, encadrement de projets immobiliers d’envergure, promotion du transport en commun… Le profil du développement urbain de Gatineau se précise pour la prochaine décennie.

Les membres de la Commission sur le développement du territoire, de l'habitation et de l'environnement ont recommandé vendredi le Plan d'urbanisme modifié au conseil municipal, à la suite d’un long processus de consultation auprès de la population et de l’industrie de la construction.

Ces ajustements permettront un développement du territoire plus équilibré et plus durable, résume la présidente de la Commission et conseillère du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette.

La seule voix dissidente, qui a voté contre le plan modifié, est celle du directeur général de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation au Québec (APCHQ) de la région de l'Outaouais. Nicolas Brisson aurait souhaité consulter ses membres avant de se prononcer.

Trois élus siégeant à la Commission se sont quant à eux abstenus de voter, attendant des réponses à leurs questions de la part des employés municipaux.

Les Gatinois sont invités à une assemblée de consultation publique le 13 octobre. Le conseil municipal procédera le 20 octobre à l’adoption officielle de son Plan et de ses règlements d’urbanisme révisés.

Une victoire pour la forêt Boucher

Le Plan d'urbanisme révisé interdit notamment le remblayage des milieux humides situés dans un écoterritoire ou un corridor vert. Selon la Ville, près de 97 % de ces terrains seraient ainsi protégés.

La Fondation forêt Boucher se réjouit de cette décision, qui permettra de protéger l’ensemble des milieux humides du boisé, dont 19 hectares se trouvant sur les terrains zonés développables, précise l’organisme dans son communiqué.

Ça nous place comme une des villes chefs de file en matière de protection des milieux humides.

Marianne Strauss, directrice générale de la Fondation forêt Boucher

La vigilance et la mobilisation citoyenne peuvent amener des résultats très concrets , se réjouit la directrice générale de la Fondation, Marianne Strauss. Et ça se traduit aujourd’hui par 1500 hectares de milieux humides qui vont être protégés à Gatineau à la suite du vote au conseil municipal. On en est très contents!

Dans la même veine, le Plan d’urbanisme modifié prévoit limiter le déboisement en révisant en profondeur la réglementation au sujet de l’abattage, la plantation et la protection des arbres, notamment pendant les activités de construction. Les boisés de grande superficie tout comme les arbres sur les propriétés privées seront à l’étude.

La Commission propose par ailleurs d'ouvrir des chantiers, notamment au sujet de la protection des milieux humides et des boisés. Par exemple, les membres ont discuté de la possibilité d’augmenter le nombre d’arbres exigés sur les terrains privés – la réglementation actuelle demandant un arbre par 550 m2.

Faire des coupes à blanc sur des terrains, ce n'est plus ça qu'on veut, résume Mme Marquis-Bissonnette. Mais elle ajoute que pour densifier la population, il faut souvent construire dans des zones déjà habitées – ce qui peut causer des frictions.

Des projets d’envergure balisés

Le Plan d'urbanisme révisé cherche aussi à encadrer davantage les projets commerciaux d'envergure, en les définissant mieux – une proposition bien accueillie par le représentant de l’APCHQ.

Il est aussi question de favoriser l’inclusion de logements abordables. La Ville s'est d'ailleurs engagée à mener des consultations auprès de l'industrie immobilière à ce sujet.

Un autobus en dépasse un autre arrêté.

Un développement durable nécessite un accès au transport actif et collectif (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Les membres de la Commission ont aussi souligné à plusieurs reprises l'importance d'arrimer le développement urbain au réseau de transport actif et en commun.

La valorisation des bâtiments patrimoniaux est aussi prise en compte, en s'assurant notamment d'un meilleur respect du caractère de ces édifices et en maintenant le programme de restauration des propriétés privées. La citation patrimoniale du cimetière Notre-Dame est même envisagée.

Enfin, le Plan d’urbanisme révisé propose de mieux encadrer la location de résidences de tourisme, de type Airbnb, en s'arrimant à la loi provinciale. Une location de plus de 31 jours serait ainsi considérée comme étant commerciale, nécessitant un certificat de la province et un permis d’affaire de la Ville.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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