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Les syndiqués des services de garde en milieu familial maintiennent la pression

Des manifestants avec des ballons marchent dans une rue.

Des responsables de services de garde en milieu familial ont manifesté devant les bureaux du ministère de la Famille, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une centaine de responsables de services de garde (RSG) en milieu familial de la Fédération des intervenants en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont manifesté vendredi avant-midi devant les bureaux du ministère de la Famille, à Montréal.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la grève tournante de trois semaines que 10 000 syndiqués ont lancée le 1er septembre, et qui atteint aujourd’hui la métropole après avoir touché la plupart des autres régions du Québec.

Elle survient en outre le jour où les négociations reprennent entre la FIPEQ-CSQ et le ministère.

Il s’agit seulement de la deuxième journée de pourparlers entre les deux instances depuis une interruption des discussions à la fin de juin. Les pourparlers étaient alors en cours depuis mars 2019.

En entrevue à La Presse canadienne sur place, la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, a maintenu la menace d’une grève générale illimitée à compter du 21 septembre, puisque les discussions avancent à pas de tortue, selon elle.

Le salaire est le principal point de litige. La FIPEQ estime que ses membres reçoivent l’équivalent de 12,42 $ l’heure, mais revendique 16,75 $ l'heure, soit ce que les éducatrices en CPE reçoivent au premier échelon.

Les responsables de services de garde en milieu familial ne sont pas rémunérés à l'heure; elles concluent une entente de services avec Québec, qui leur verse une subvention pour dispenser le service.

Le syndicat soutient qu’il effectue ses calculs en fonction de cette subvention, des heures travaillées par ses membres, et des dépenses qu’elles doivent effectuer pour offrir le service.

Le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a déjà déploré le recours à la grève, en affirmant que c'est en se parlant que les parties parviendront à conclure une entente.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le directeur des communications de son cabinet, Dominic Vallières, a contesté non seulement les calculs de la FIPEQ-CSQ, mais aussi l’argument selon lequel les négociations stagnent.

Le ministère verse 43 000 $ par année en subvention à une responsable en service de garde qui reçoit 6 enfants et elle reçoit en plus une contribution parentale qui avoisine les 11 000 $, écrit-il. En vous épargnant les calculs pour la nourriture et les déductions fiscales auxquelles elle a droit comme travailleuse autonome, pour en arriver à 12,42 $ l'heure, il faudrait qu’une RSG travaille un peu plus de 74 h par semaine, ce qui nous apparaît difficile à conjuguer avec la réalité.

M. Vallières argue en outre que le syndicat et le ministère en sont à leur 35e journée de négociations, ce qui est comparable avec ce qui se passe à d’autres tables de négociations.

Nous trouvons dommage que les familles voient leur quotidien chamboulé en faisant les frais de moyens de pression. Les parents ont subi suffisamment de casse-têtes au début de la pandémie pour concilier famille et travail.

Dominic Vallières, directeur des communications au cabinet du ministère de la Famille

Au cours de la semaine prochaine, le mouvement de grève tournante de la FIPEQ-CSQ touchera l’Abititi-Témicasmingue (lundi), la Côte-Nord (mardi), l’Estrie (mercredi), la Mauricie (jeudi) et la Montérégie et les Laurentides (vendredi).

Avec les informations de La Presse canadienne

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