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Le pulvérisateur électrostatique dans l’arsenal de la lutte contre la COVID-19

Un homme tient un pistolet pulvérisateur.

Ce pistolet permet de pulvériser de façon électrostatique des produits désinfectants contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Radio-Canada

Depuis l'arrivée du nouveau coronavirus, les écoles, gymnases et autres endroits publics doivent nettoyer plus souvent toutes les surfaces à la main. Il ne faut donc pas s'étonner que le pulvérisateur électrostatique fasse son entrée dans ces lieux, même si le travail des concierges reste suffisant pour assurer la sécurité si les protocoles de la santé publique sont respectés.

Le nouveau coronavirus se transmet surtout par des contacts prolongés avec des personnes infectées, mais un léger risque de transmission subsiste si on touche une surface contaminée. C’est pourquoi le nettoyage fréquent des surfaces est maintenant de mise dans tous les lieux de travail, entreprises et lieux publics.

Certains endroits vont plus loin et ajoutent un pulvérisateur électrostatique à leur arsenal. Ces outils convertissent le savon désinfectant en aérosol, tout en imprégnant chaque gouttelette d’une charge électrique.

La théorie veut que les gouttelettes soient attirées vers les surfaces à désinfecter avec plus d'efficacité que si on laisse agir la simple gravité. Cette méthode peut s’ajouter au nettoyage courant, mais elle ne devrait pas le remplacer, selon les autorités de santé publique américaines et canadiennes.

À Winnipeg, cette semaine, quand un élève de septième année a appris qu’il avait reçu un résultat positif à un test de la COVID-19, sa salle de classe a été désinfectée à l’aide d’un pulvérisateur électrostatique.

Au départ, la Division scolaire Winnipeg (DSW) en avait acheté un de la marque Clorox pour désinfecter les autobus scolaires, explique la porte-parole Radean Carter.

La DSW songe maintenant à se procurer d'autres pulvérisateurs, ajoute-t-elle, en précisant que leur nombre sera limité puisque chacun de ces outils industriels coûte 20 000 $.

Nous sommes à la recherche de solutions [pour les cas où] nous sommes aux prises avec une situation qui requiert un niveau supérieur de désinfection, explique-t-elle dans une déclaration.

Le ministère de la Justice a aussi recours à des pulvérisateurs, en plus du nettoyage conventionnel. La cour provinciale à Winnipeg utilise un pulvérisateur électrostatique de la marque Environize et un savon désinfectant à base d’acide hypochloreux pour désinfecter les salles d’audience et les endroits passants, indique la porte-parole Julie De Voin dans une déclaration.

Néanmoins, les pulvérisateurs industriels coûtent trop cher pour les petites entreprises. Certaines choisissent donc des modèles plus petits.

Le propriétaire de la salle de sport Fukumoto Fitness, dans le quartier North Kildonan, a ainsi opté pour un pistolet pulvérisateur de la marque Victory, qui lui a coûté 2000 $.

On avait besoin de quelque chose d’efficace et rapide, étant donné la charge de travail accrue de nettoyage, explique Johnny Fukumuto. Les espaces d’entraînement sont nettoyés à la main après chaque client et vaporisés avec le pistolet.

En juillet, le ministère de la Santé de l’Ontario indiquait dans une fiche d'information qu’il n’a pas été établi que le pulvérisateur électrostatique donne de meilleurs résultats que la désinfection conventionnelle des surfaces.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, estime lui aussi que les preuves ne sont pas encore là, sans toutefois déconseiller l'usage du pistolet.

Si nous nous conformons au protocole normal, explique-t-il, [la pulvérisation électrostatique] est correcte et peut ajouter un bénéfice additionnel.

Les pistolets pulvérisateurs ont un autre avantage, selon Johnny Fukumuto : ils rendent les opérations de nettoyage beaucoup plus amusantes. On a une petite équipe de nettoyage, dit-il, et un de nos employés fait comme s'il était en mission secrète... et il a vraiment beaucoup de plaisir avec ça!

Avec les informations de Bartley Kives

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