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Québec autorise la chasse aux dindons cet automne

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Un dindon sauvage en plein vol.

L’explosion démographique du dindon sauvage au Québec dérange de plus en plus d’agriculteurs et suscite de nombreuses plaintes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'automne est synonyme de chasse, au Québec. Après les traditionnelles chasses à l'orignal et au cerf de Virginie, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) ajoute une nouvelle option à son offre : la chasse aux dindons sauvages.

Depuis 2008, les chasseurs de dindons traquent les bêtes au printemps seulement. Cette année, ils pourront le faire durant la dernière semaine d'octobre, du 24 au 30.

Puisque les populations se portent très bien au Québec, dans plusieurs régions du Québec, le ministère a décidé d'ouvrir une nouvelle saison de chasse à l'automne, où il sera permis de récolter les individus à barbe et également les individus sans barbe, ce qui veut dire, le mâle et la femelle, explique le biologiste du MFFP, François Lebel.

Les adeptes devront se lever tôt, comme la fenêtre de chasse se déroule sur une courte période, soit une demi-heure avant le lever du soleil jusqu'à l'heure du midi.

Une cache à chasseur utilisée lors de la chasse aux dindons.

Une cache à chasseur utilisée lors de la chasse aux dindons.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Malgré la pandémie de COVID-19, près de 18 000 chasseurs de dindons étaient inscrits au printemps dernier pour chasser une à deux bêtes. Cet automne, le quota est fixé à un seul dindon.

Le but est de mieux contrôler les populations justement avant qu'elles deviennent trop abondantes pour engendrer certains problèmes pour les citoyens, que ce soit au niveau de la cohabitation. Certains accidents routiers aussi, précise l'expert.

Un appelant imitant un dindon mâle.

Un appelant imitant un dindon mâle.

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Le ministère s'assurera de répertorier le nombre d'adeptes inscrits et le nombre de dindons récoltés pour bien mesurer la pression de chasse et éviter d'abattre trop de bêtes.

Dans certaines régions du Québec, le manque de prédateurs est l'une des problématiques permettant l'augmentation des cheptels de dindons sauvages.

Au sud du fleuve Saint-Laurent, il y a maintenant absence de loup. Le loup jouait un rôle de prédateur. Maintenant, avec la modification de l'habitat, que ce soit en ce qui a trait à l'agriculture, les nouvelles mosaïques forestières, les hivers qui sont plus cléments aussi depuis les dernières années. On assiste à des facteurs qui sont très favorables pour ces espèces-là, résume le biologiste.

Au Québec, les adeptes de la chasse tous genres confondus dépensent 1,6 milliard de dollars par année créant 12 250 emplois.

Source : Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs

Un cerf femelle et son faon.

Un cerf femelle et son faon.

Photo : iStock / JamesPearsell

La fin de semaine de la relève

Autre nouveauté cette année, le MFFP lance une fin de semaine de la relève pour les 12-17 ans, les 31 octobre et 1er novembre, lors de la chasse au cerf de Virginie. Une piste de solution pour contrer la réduction constante du nombre de chasseurs au Québec.

Un moment privilégié en compagnie d'un mentor pour vivre l'expérience tout en apprenant des plus expérimentés. C'est le cas d'Élodie Lefort. L'adolescente de 15 ans de Québec vivra sa première chasse au cerf de Virginie.

Mon père chasse depuis que je suis toute petite, donc j'ai tout le temps baigné dans l'environnement de la chasse. J'aime beaucoup les animaux, même si c'est un peu contradictoire, vu que la chasse, c'est justement de tuer des animaux. Mais en même temps, c'est la nature, reconnait l'étudiante de 4e secondaire.

Questionnée sur les réactions de ses amies, elle avoue que son engouement a déjà fait des petits.

J'ai même une amie qui avait entendu parler que j'allais commencer la chasse. Elle voulait déjà l'essayer, ça lui a comme donné une poussée, une envie plus forte pour pouvoir chasser à son tour, raconte Élodie.

L'adolescente a surtout hâte d'en prendre un, mais aussi de passer du temps avec son père et son frère, le temps d'un week-end.

Les inscriptions ont lieu jusqu'au 20 septembre sur le site du MFFP.

L'an dernier, près 47 600 cerfs ont été abattus au Québec par plus de 130 500 chasseurs.

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