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La table est mise pour un budget de compromis à Gatineau

La Maison du citoyen, à Gatineau.

Beaucoup de discussions s'annoncent pour la préparation du prochain budget à Gatineau.

Photo : Dereck Doherty

Radio-Canada

L'heure des choix va bientôt sonner à la Ville de Gatineau alors que le comité exécutif s'apprête à commencer la préparation de l'étude du budget.

Au cours des prochaines semaines, le comité va établir la priorité des investissements qu'il souhaite recommander au conseil et devra analyser les demandes budgétaires déposées par chacun des conseillers.

S'il ne chiffre pas ces demandes pour l'instant, le président de l'exécutif Cédric Tessier estime qu'elles représentent des dizaines de millions de dollars pour certains élus. Le conseiller du district Hull-Wright indique que dans le contexte actuel, il sera difficile de donner suite à toutes ces demandes.

C'est mon huitième budget et clairement, ça va être le plus difficile. Avec la pandémie, il y a une augmentation des dépenses et une diminution de revenus. C'est certain que la Ville n'a pas les fonds nécessaires pour répondre à l'ensemble des demandes, donc ça va être une question de priorisation, souligne M. Tessier.

Compromis

Gilles Carpentier, le conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital, a piloté une révision en profondeur des finances de la Ville au cours des dernières années. Il espère que l'étude du budget tiendra en compte la capacité de payer des contribuables et que les élus seront prêts à faire des compromis.

Il souhaitent surtout des discussions exemptes de partisanerie politique, en cette année préélectorale.

C’est le dernier exercice budgétaire avant les prochaines élections. C’est une variable non négligeable. Pour moi, il n’y a pas de place pour la partisanerie. On doit aborder cet exercice avec une ouverture d’esprit. On doit être prêt à revoir nos priorités et à faire des sacrifices, est d’avis M. Carpentier.

Des projets en veilleuse

Jean-François Leblanc se dit prêt à mettre en veilleuse certains projets ou plans déjà adoptés par le conseil.

Il y a des choses comme les bibliothèques, les arts, la culture, le patrimoine, les pistes cyclables que j’aime beaucoup, mais si on continue et qu’on ne va pas chercher des revenus ailleurs, il va falloir couper là-dedans, dit le conseiller du district du Lac-Beauchamp et président de la Commission de développement économique

Sa collègue du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudria, croit aussi que le conseil doit revoir ses priorités. Elle se dit prête à reculer sur certains investissements déjà consentis, comme le plan directeur vélo qui prévoit des dépenses de plusieurs millions de dollars sur cinq ans.

Oui, nous avions une vision, nous avions des projets sur pied pour lesquels j’ai voté, mais il va falloir revoir ça. Il va falloir faire des efforts et prendre des décisions politiques pas nécessairement faciles à prendre, note Mme Boudria.

Transports

Le conseiller du district de Deschenes, Mike Duggan, souhaite de son côté revoir le projet de tramway pour l'ouest de la ville. Opposé depuis le début aux tracés proposés par la Société de transport de l'Outaouais (STO), il croit que l'occasion est bonne pour réduire la portée du projet.

Deux tracés, ça va coûter très cher. Pourquoi pas juste un tracé ou bien une phase sur le boulevard des Allumettières pour nous arrimer avec le centre-ville d’Ottawa et ensuite une deuxième phase, propose M. Duggan.

Pas plus de 2,1 % de hausse

Le seul consensus pour l'instant chez les élus est de maintenir à 2,1 % la hausse de taxes prévue pour 2021 et le maintien des services de base.

Le conseiller Daniel Champagne en entrevue.

Le conseiller de Gatineau Daniel Champagne souhaite limiter à 2,1 % la hausse des taxes pour le budget 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada

Le plan Carpentier qui prévoit une hausse de taxes de 2,1 % en fonction de certains critères, je ne serais pas prêt à reculer sur ce point. Pour moi c’est vraiment fondamental, a déclaré le conseiller Daniel Champagne.

Il va falloir aller chercher de l’argent ailleurs que toujours dans les poches des contribuables.

Louise Boudria

Garder le cap, dit le maire

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime quant à lui que la Ville est dans une bonne position malgré le contexte.

À Gatineau, on a une santé financière assez saine. On a des réserves et une capacité d’endettement. Notre niveau de taxation n’est pas extrêmement élevé. Nous pourrions avoir un cocktail de mesures, juge Maxime Pedneaud-Jobin. Si on peut avoir une stratégie qui nous donne une stabilité, malgré les difficultés actuelles, moi c’est ce que je privilégierais.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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