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Une Gatinoise part développer le basketball de la NBA à Dubaï

Rose-Anne Joly quitte les Gee-Gees pour diriger l'école de la NBA aux Émirats arabes unis.

Un jeune homme fixe la caméra en driblant un ballon de basketball.

La NBA a ouvert des écoles de basketball un peu partout dans le monde, dont celle-ci à Dubaï.

Photo : Gracieuseté de la NBA

Développer le basketball au Moyen-Orient, c’est le défi que s’apprête à relever Rose-Anne Joly. L’entraîneuse adjointe de l’équipe de basketball féminin des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa vient d’être nommée coordonnatrice de l’école de la National Basketball Association (NBA) à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

La jeune femme de 31 ans travaillera auprès de plus de 200 jeunes de 8 à 18 ans.

C’est un programme qui existe depuis quelques années avec l’objectif de faire grandir le basket au niveau mondial. Les écoles sont vraiment ciblées dans des endroits où le sport n’est presque pas. Ça va être de travailler avec les jeunes pour leur donner l’amour du basketball , explique Joly, à quelques heures de son départ.

La Gatinoise a investi beaucoup de temps au cours des dernières années à se faire connaître dans les cercles de la NBA. Ce travail a porté ses fruits rapidement.

Je me suis un peu impliquée avec les Raptors. Mon nom a circulé et ils étaient à la recherche spécifiquement d’une entraîneuse féminine pour le programme, ajoute l’ancienne joueuse, qui s’était retrouvée parmi les finalistes du Wayne Embry Fellowship l’an dernier.

Des entraîneurs de basketball prennent la pose avec un ancien joueur de la NBA

Rose-Anne Joly (4e à partir de la droite) lors du stade Wayne Embry des Raptors de Toronto

Photo : Gracieuseté de Rose-Anne Joly

Ça vient chercher le côté communautaire que j’apprécie beaucoup et je vais partager l’amour du basketball à des jeunes qui ne connaissent pas grand-chose du sport.

Rose-Anne Joly, entraîneuse de l'école de la NBA à Dubaï

Elle n’a eu que quelques jours pour prendre la décision de faire ses valises pour Dubaï, mais le défi était trop alléchant. Le fait qu’elle puisse travailler à développer le basketball féminin l’a également motivé.

On ne pousse pas trop les jeunes filles dans le sport à Dubaï et au Moyen-Orient. Je veux montrer que c’est possible d’être une femme, de pratiquer un sport et faire de belles choses comme mener une carrière, précise-t-elle.

Rose-Anne Joly en entrevue avec Radio-Canada

Rose-Anne Joly est la fondatrice de Basket-Plus.

Photo : Radio-Canada

Un appel reçu au bon moment

L’appel des responsables du programme n’aurait pas pu venir à un meilleur moment. Même si rien n’est confirmé pour le moment, il est peu probable qu’il y ait une saison universitaire cet automne en raison de la pandémie.

C’est venu me chercher de ne pas pouvoir coacher pendant un an. J’ai cette chance d’avoir un pied dans la porte avec la NBA. Il y aura plusieurs opportunités à partir de là, que ce soit avec l’Académie de la NBA ou la WNBA, dit Joly.

Déjà, l’entraîneuse s’attend à ce que la pandémie affecte les façons de faire dans son nouveau poste.

Que ce soit à Ottawa ou à Dubaï, il faut respecter le 2 m de distance, il faut porter le masque. Les entraîneurs doivent s’adapter à de nouvelles méthodes de coaching. Ça pourrait être moins chaleureux avec les jeunes, ça va être plus difficile, réfléchit Joly à voix haute.

Elle a bien hâte de relever ce nouveau défi. Elle quitte toutefois le programme des Gee-Gees le coeur gros, elle qui a remporté une médaille de bronze aux Championnats nationaux en 2019.

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