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Le Bas-Saint-Laurent franchit le cap des 100 cas de COVID-19

Une affiche désigne l'entrée pour la clinique de dépistage de la COVID-19.

En date du 10 septembre, une vingtaine de personnes ont contracté le virus à la suite de la tenue de fêtes étudiantes au Kamouraska à la fin août et au début septembre.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Jusqu'alors relativement épargné par la pandémie, le Bas-Saint-Laurent recense maintenant 100 cas de COVID-19 sur son territoire.

Des 21 nouveaux cas de COVID-19 qui se sont ajoutés au bilan du Bas-Saint-Laurent jeudi, 19 sont liés à des fêtes qui se sont déroulées dans les derniers jours à La Pocatière.

Mercredi, la santé publique faisait état de 12 cas liés à l’éclosion au Kamouraska, et, jeudi, sept cas supplémentaires, pour un total de 19, ont été ajoutés. Les deux autres cas ne sont pas reliés à l'éclosion au Kamouraska. Ces cas ne se trouvent pas encore comptabilisés dans le bilan quotidien du gouvernement.

La santé publique du Bas-Saint-Laurent a donc révélé jeudi les cas en temps réel, soit 10 cas de plus pour la région que le bilan du gouvernement, qui affichait 90 cas. Ces 10 cas d’écart avec le bilan national seront ajoutés vendredi en plus des nouveaux cas répertoriés jeudi à 18 h, selon le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

Le bilan provisoire est donc réellement de 100 cas depuis le début de la pandémie, indique le directeur de la santé publique, Sylvain Leduc.

La majorité des cas signalés sont des étudiants de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) et du Cégep de La Pocatière.

Sylvain Leduc spécifie toutefois que certaines personnes nouvellement infectées n’étaient pas présentes lors des fêtes étudiantes, mais ont plutôt été en contact par la suite avec les participants.

Le Dr Leduc avise que l’on compte maintenant des transmissions secondaires : Les jeunes ont visité de nombreux commerces ou travaillent dans des commerces de la région. Certains travaillent dans des fermes du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches, explique-t-il.

Pour ajouter la cerise sur le gâteau, plusieurs jeunes ont profité de la longue fin de semaine pour revenir dans leurs familles respectives un peu partout au Bas-Saint-Laurent et ailleurs dans le Québec.

Le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent
Sylvain Leduc.

Le docteur Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent en point de presse jeudi

Photo : Radio-Canada

Toujours selon le CISSS, l’une des fêtes à l'origine de cette éclosion de COVID-19 aurait rassemblé plus d’une centaine de personnes dans la soirée du 30 août dernier. D’autres fêtes se sont organisées dans les jours suivants.

Personne n’a pris les noms à l’entrée du domicile pour faciliter l’enquête.

Le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le Bas-Saint-Laurent en préalerte?

Le Dr Leduc exclut pour l’instant la possibilité que le Bas-Saint-Laurent tombe dans le palier 2 de préalerte, selon le système d’alertes régionales annoncé mardi par Québec. Toutefois, si la région obtenait plus de 30 cas dans une seule semaine, elle pourrait atteindre un des critères pour passer au palier d’alerte suivant.

Ultimement, selon le Dr Sylvain Leduc, le ministre de la Santé prend la décision en tenant compte de différents critères, notamment le nombre de cas.

Malgré cela, la santé publique du Bas-Saint-Laurent se prépare en amont à passer du vert au jaune, soit du stade vigilance à celui de préalerte. Les mesures de précaution ont donc été augmentées dans les établissements de santé du CISSS.

On prend déjà acte avant même de rehausser de palier. On rehausse nos mesures de précaution dans nos installations du CISSS et on va augmenter le nombre de tests de dépistage dans les prochains jours, indique le Dr Sylvain Leduc.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

Appel à la coopération et au dépistage

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent appelle les étudiants et la population à subir un test de dépistage pour mieux limiter la propagation du virus sur le territoire.

Le succès d’une enquête, c’est de contacter rapidement les gens et d’agir le plus vite possible dans les premières heures. Maintenant, il faut appeler les gens et les convaincre de s’isoler, mentionne le directeur régional.

Des jeunes attendent en ligne pour se subir un test de dépistage.

Le Dr Sylvain Leduc affirme que la région compte une des transmissions de seconde génération en lien avec l'éclosion issue de fêtes étudiantes au Kamouraska.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le Dr Leduc souligne que certains récalcitrants sont difficiles à persuader de s’isoler.

On n’hésitera pas à faire appel à la Sûreté du Québec pour en persuader certains.

Le Dr Sylvain Leduc, directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le Cégep de La Pocatière réagit

Dans la foulée de cette éclosion de COVID-19, l’Institut de technologie agroalimentaire et le Cégep de La Pocatière suspendent toutes les activités pédagogiques et parascolaires qui devaient être offertes en présence, et ce, jusqu’au 24 septembre.

La directrice générale du Cégep de La Pocatière, Marie-Claude Deschênes, estime que la situation servira de leçon aux étudiants.

Je pense qu’on a été les malchanceux où l’éclosion s’est faite plus rapidement, mais c’est probablement une question de temps à l’échelle du Québec si les rassemblements privés continuent sans mesures sanitaires appropriées. Je pense que ce sera un signal de faire attention, mentionne Marie-Claude Deschênes, directrice générale de l'établissement.

Avec les informations de Denis Leduc et Patrick Bergeron

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