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Une épidémie de papillons de nuit menace les forêts de la rive nord de Vancouver

Une arpenteuse de la pruche, une espèce de papillon de nuit, se repose sur une feuille.

Les larves de l'insecte se régalent des aiguilles de conifères.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Une augmentation marquée du nombre d’arpenteuses de la pruche, un papillon de nuit défoliateur, menace les forêts de conifères de la rive nord de Vancouver, observent des experts en foresterie.

Les arbres du bassin versant de Capilano – notamment dans la vallée supérieure de Lynn et dans certaines parties du mont Seymour – se sont transformés en véritable buffet pour cet insecte ravageur, selon le directeur de la gestion environnementale de Metro Vancouver, Jesse Montgomery.

Il s'agit d'une épidémie assez importante, comparativement à d'autres épidémies du passé, dit-il. La mortalité des arbres est assez remarquable.

La forêt Half Nelson, prisée des amateurs de vélos de montagne, à Squamish.

Les arbres morts entraînent un risque accru d'érosion et de feux de forêt et représentent une menace pour la qualité de l'eau, selon les experts.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Les larves de l'insecte consomment des aiguilles de conifères, en particulier celles de la pruche de l'Ouest, du sapin de Douglas et du cèdre rouge.

Près de 2000 hectares de forêt en Colombie-Britannique seraient déjà touchés par l’épidémie, y compris certaines parties des régions de la côte Sunshine et de la vallée de l’Okanagan.

La couleur des arbres change, passant du vert au rouge, tandis que certains d'entre eux sont complètement dépouillés.

Un phénomène qui se répète

La population de ces papillons nocturnes augmente tous les 11 à 15 ans sur la côte du Pacifique, et tous les 20 ans à l’intérieur de la Colombie-Britannique, d’où ils sont originaires. Il s’agit donc d’un phénomène naturel et prévisible, note l'entomologiste forestière provinciale Babita Bains.

Les épidémies sont cycliques.

Babita Bains, entomologiste forestière

À l'heure actuelle, nous sommes dans la deuxième année de ce que je crois être une épidémie d'une durée de trois à quatre ans, dit-elle.

L'entomologiste forestière provinciale Babita Bains.

Les épidémies sont cycliques, explique l'entomologiste forestière provinciale Babita Bains.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Des équipes surveillent la situation de près, notamment à l'aide d'imagerie satellite. On ne peut qu’attendre et voir ce qui va se passer, disent les forestiers.

C'est un processus naturel, soutient Jesse Montgomery. Nous nous attendons à ce que cela engendre une plus grande résilience de cette forêt face aux perturbations futures.

Cependant, le réchauffement climatique pourrait ralentir le processus.

À cause du réchauffement climatique, et sans augmentation des précipitations, les arbres deviennent un peu stressés, indique Allan Carroll, professeur d'entomologie forestière à l'Université de la Colombie-Britannique.

Avec les informations d'Ethan Sawyer

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