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La classe-bulle prive son fils de cours préalables à un programme collégial

Des élèves d'une école secondaire descendent un escalier à Bonn, en Allemagne, le 12 août 2020. On ne voit que leurs jambes. Des flèches sont dessinées sur le sol avec du papier collant jaune pour diriger les gens dans une direction ou une autre.

Le ministère de l’Éducation dit suivre la situation de près, alors que les horaires sont sujets à plusieurs changements.

Photo : Reuters / Wolfgang Rattay

Une mère de Québec s’inquiète que son fils ait vu ses cours de science préalables à certains programmes collégiaux être retirés pour respecter les classes-bulles.

L’historienne Catherine Ferland indique que son fils a vu récemment ses cours de sciences pures disparaitre de son horaire au profit de cours d’éthiques et de culture religieuse.

Tout ceci a un impact majeur sur l'avenir. On ne parle pas ici de ne pas pouvoir faire de parascolaire: sans sciences fortes, plein de programmes de cégep et d'université deviennent soudainement inaccessibles. Je suis en maudit, déplore la mère de famille dans une entrevue à l'émission matinale Première heure.

Mon fils ne peut pas suivre ses cours de sciences fortes qui étaient prévus à l’horaire initial. Ils ont disparu au retour du long congé, constate l’historienne.

Elle concède que la tâche n’est pas facile pour les centres de services scolaires, qui doivent conjuguer avec les classes-bulles et les nombreuses restrictions dans la construction des horaires.

Elle se dit néanmoins révoltée de constater que le choix de carrière de son fils pourrait être chamboulé en raison de cette situation.

Discussions

Catherine Ferland souhaite taire le nom de l’école de son fils puisqu’elle cherche des solutions avec la direction. Elle se dit aussi en accord avec le concept de classe bulle pour des raisons de santé publique.

Je sens beaucoup de bonne volonté de la part des écoles de nous trouver des solutions. Essayer de trouver la manière d’offrir ses contenus quand même plus tard à l’année au besoin ce sera après les fêtes ou peut-être même en cours d’été.

Le problème, pour l’instant, c’est surtout les ressources. Les écoles se retrouvent avec des situations impossibles à régler, avec des dizaines, des centaines d’élèves à accommoder tout d’un coup, ajoute-t-elle.

On n’a pas de réponses fermes à me donner, je vois que l’école pédale très très fort pour le moment. C’est un peu le flou total.

Circonstances inédites

Le centre de services scolaire de la Capitale explique jongler avec les horaires depuis la rentrée, rappelant que les choix de cours ont été faits en février dernier, soit avant la pandémie. Depuis, les consignes ont évolué.

Depuis juin, lors du dévoilement du Plan de la rentrée, les écoles secondaires ont élaboré des horaires et eu l’obligation de revoir certains choix de cours et d’options pour maintenir des groupes-classes stables tout en permettant une fréquentation scolaire des élèves à temps plein, explique Véronique Gingras, porte-parole du centre de services.

Les écoles analysent le parcours des élèves avec une équipe de professionnels et tentent de prendre les meilleures décisions possible dans ces circonstances inédites. Pour tout cas particulier, nous invitons le parent et l’élève à clarifier la situation directement auprès de l’école, conclut la porte-parole.

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