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Vaccination antigrippe : les pharmaciens réclament une aide du gouvernement

Une infirmière administre un vaccin.

Les mesures de prévention de la COVID-19 font augmenter les coûts de la vaccination contre la grippe, selon l’Ordre des pharmaciens de l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les pharmaciens à l’Île-du-Prince-Édouard demandent l’appui financier du gouvernement tandis qu’ils se préparent à administrer le vaccin contre la grippe dans un contexte de consignes de prévention de la COVID-19.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Établir l’horaire de la vaccination, faire un préexamen et un suivi et prévoir une vaccination à l’extérieur de l’établissement ou même un service au volant entraînera des coûts additionnels en main-d’oeuvre, selon l’Ordre des pharmaciens de l’Île-du-Prince-Édouard.

Les pharmaciens devront aussi payer de l’équipement de protection personnelle qu’ils devront porter en administrant le vaccin contre la grippe. Des coûts supplémentaires sont aussi prévus à cause du nettoyage plus rigoureux des lieux.

Ce sont les préoccupations exprimées par la directrice de l’Ordre des pharmaciens, Erin MacKenzie, devant un comité de l’Assemblée législative, mercredi. Ce comité se penche sur les actions du gouvernement en matière de lutte contre la pandémie.

Erin MacKenzie.

« Nous savons que les coûts pour livrer ce service ne peuvent qu'augmenter », affirme la directrice de l’Ordre des pharmaciens, Erin MacKenzie, au sujet de la vaccination contre la grippe dans le contexte de la COVID-19.

Photo : CBC/Wayne Thibodeau

Nous savons que les coûts vont augmenter, a déclaré Mme MacKenzie lors d’une entrevue accordée après sa présentation aux députés.

Des programmes d’aide ont été mis en oeuvre pour les médecins, mais non pour les pharmaciens, explique-t-elle. Nos membres sont très frustrés. Ils ne sentent pas que leurs services sont valorisés.

Les pharmaciens sont restés à leur poste lorsque la pandémie a atteint l’Île-du-Prince-Édouard. Ils ont continué d’offrir leurs services sans qu’on leur propose de discuter d’un modèle de rémunération, souligne Erin MacKenzie.

Une réunion avec le ministre

L’Ordre des pharmaciens avait déjà exprimé ses préoccupations au gouvernement au début de juillet.

Une réunion avec le ministre de la Santé, James Aylward, a eu lieu en août. Selon les pharmaciens, on leur a promis une réponse dans les sept à dix jours suivants.

Les pharmaciens n’ont pas encore eu une réponse.

Les autorités provinciales expliquent, dans une déclaration écrite, qu’elles comprennent les préoccupations des pharmaciens. Elles ajoutent qu’elles offrent de l’équipement de protection personnelle si l’Ordre des pharmaciens ne peut en obtenir suffisamment pour administrer le vaccin contre la grippe.

Mais la déclaration écrite ne précise pas si le gouvernement paie cet équipement ou s’il augmente les frais remboursés aux pharmaciens. À l’heure actuelle, le gouvernement paie les pharmaciens pour chaque dose du vaccin antigrippe qu’ils administrent.

Les pharmaciens précisent qu’ils administrent habituellement huit doses du vaccin antigrippe par heure, en moyenne, et qu’ils s’attendent à ce que ce rythme diminue de moitié à cause des consignes de prévention de la COVID-19.

C’est ahurissant, selon un député

Le député libéral Heath MacDonald qualifie de ahurissante la difficulté de l’Ordre des pharmaciens pour avoir une réponse du gouvernement. Il souligne que les pharmaciens sont des intervenants de première ligne.

Heath MacDonald dit comprendre l’inquiétude exprimée par Mme MacKenzie. Il souligne que la province compte environ 150 pharmaciens qui vont administrer des milliers de doses du vaccin contre la grippe et qu’il n’y a pas eu une réelle communication pour comprendre parfaitement leurs préparatifs.

Heath MacDonald.

Le député Heath MacDonald juge ahurissante la difficulté des pharmaciens à obtenir une réponse du gouvernement.

Photo : CBC

Plus de la moitié des citoyens de la province qui veulent le vaccin contre la grippe l’obtiennent habituellement chez leur pharmacien. L’Ordre des pharmaciens prédit qu’ils seront plus nombreux cette année.

Les responsables de la santé estiment que la demande pour le vaccin antigrippe va augmenter d’au moins 25 % cette année.

Selon Erin MacKenzie, la COVID-19 démontre que la province doit permettre aux pharmaciens d’exercer pleinement leur profession. Tandis que la province continue d'augmenter le recours à la télémédecine, les pharmaciens peuvent soigner presque tous les symptômes des patients qui sont desservis avec cette méthode, estime Mme MacKenzie.

Elle ajoute que les pharmaciens en Alberta peuvent exercer pleinement leur profession depuis 2008, et que les pharmaciens de l’Île-du-Prince-Édouard réclament la même chose depuis plus de dix ans.

Avec les renseignements de Wayne Thibodeau, de CBC

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