•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le réseau de la santé se dit prêt à affronter une deuxième vague de COVID-19

Des cliniques mobiles pour augmenter la capacité de tester, des infirmières en renfort pour les écoles et la construction d’unités modulaires dans les hôpitaux font partie des moyens privilégiés par les établissements.

Clinique mobile de dépistage

Le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal dispose de remorques à sellette comme cliniques mobiles.

Photo : Radio-Canada

Les établissements de santé multiplient les initiatives afin d’atténuer les impacts d’une possible deuxième vague de la COVID-19. D’une part, on dit pouvoir tester plus rapidement, de l’autre on cherche à relancer les chirurgies dans les hôpitaux.

Lors de la première vague de la COVID-19, des autobus de la STM avaient été mis à contribution afin de déployer des cliniques de dépistage mobile un peu partout à Montréal.

Cette fois, des établissements comme le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal disposent de remorques à sellette (fifth wheel) comme clinique mobile.

Sur notre territoire, on a des milieux défavorisés, beaucoup d'écoles avec une grosse densité d'élèves, donc on voulait avoir une deuxième roulotte, explique le PDG du CIUSSS, Frédéric Abergel.

Il y a des jeunes qui vont aller à l'école et qui n'étaient pas là au printemps, dit-il. On doit donc se préparer à avoir plus de cas de dépistage. Il nous fallait une deuxième roulotte.

On y testera les élèves et le personnel scolaire.

Sa collègue gestionnaire, Zina Benshila, directrice adjointe des soins médicaux, ajoute que cette remorque pourrait aussi être utilisée devant une ressource intermédiaire ou une résidence de personnes âgées.

L'important, c'est de tester, tracer et isoler, affirme Mme Benshila.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le PDG du CIUSSS, Frédéric Abergel

Prêts pour la 2e vague

Photo : Radio-Canada

Des infirmières scolaires en renfort

Josée Trottier connaît bien le milieu scolaire. Infirmière depuis 30 ans, elle fait partie pour la rentrée d’une brigade COVID-19 pour les écoles de Laval.

Lorsqu’un élève obtient un résultat positif à la COVID-19, ça peut générer facilement 75 élèves à isoler, explique-t-elle. Pas juste sa classe, mais aussi au service garde, dans l’autobus scolaire, la pizzeria du coin le midi.

Depuis trois semaines, une douzaine d’infirmières de Laval comme Mme Trottier se partagent le suivi des cas et contacts lorsqu’on identifie des gens infectés.

Deux d’entre elles répondent également aux questions des directions d’école. Le téléphone sonne sans arrêt, ça ne dérougit pas, affirme Mme Trottier. Il y a beaucoup d’inquiétude, beaucoup de préoccupation.

Environ une dizaine d’écoles ont recours chaque jour à la ligne Info santé scolaire mise sur pied spécifiquement pour les écoles de Laval. On envisage d'ajouter une troisième infirmière pour répondre aux appels.

La priorité demeure la COVID-19, donc on va retarder la vaccination au primaire au printemps 2021, précise Josée Trottier. On n’oublie pas cependant les autres situations, que ce soit les allergies et les maladies infectieuses comme le streptocoque.

Directeur de l’École secondaire Calixa-Lavallée, située dans l'arrondissement de Montréal-Nord, Dominic Besner en appelle au bon jugement de ses élèves. Ils comprennent qu'ils peuvent être un vecteur de propagation. Ils ont été tristes de ne pas aller à l'école pendant 6 mois. Ils ne veulent pas qu'il y ait d'éclosion dans l'école, soutient-il.

Des hôpitaux et du personnel

Zina Benshila porte un masque et fait visiter une unité modulaire.

Zina Benshila, directrice adjointe des soins médicaux du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

Photo : Radio-Canada

En marge du réseau scolaire, des hôpitaux prennent des moyens pour poursuivre leurs activités médicales. À l’hôpital du Sacré-Cœur, par exemple, une unité modulaire a été construite au courant de l’été avec 96 chambres privées.

Avec la mesure du 2 mètres qu'il faut respecter, ça baissait notre nombre de lits potentiels, on avait une perte d’environ 150 à 180 lits, précise le PDG du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Frédéric Abergel.

Sa collègue, Josée Savoie, directrice des services professionnels santé physique, reconnaît toutefois que le recrutement d’infirmières va demeurer un enjeu.

C'est un défi pour le réseau, le nombre d'infirmières, mais on travaille fort là-dessus.

Libérer des lits en CHSLD

Il est désert.

Un corridor d'hôpital

Photo : Radio-Canada

Enfin, les établissements libèrent des lits en CHSLD afin d'y accueillir d'éventuels patients infectés par la COVID-19.

On a 49 lits qui sont libres et dressés si jamais il y a une deuxième vague qui frappe nos CHSLD, explique la coordonnatrice des CHSLD Laurendeau et Légaré, Chantale Lavallée.

L'idée, c'est de laisser nos CHSLD le plus froid possible et retirer les cas de COVID pour les envoyer dans une zone chaude. Après la première vague qui a frappé fort, il y a des lits qui ont été libérés et ça nous permet de mieux nous préparer pour la deuxième vague.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !