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Hausses salariales allant jusqu’à 25 % pour certains cadres du CISSS-AT

Un stylo sur un chèque.

Des cadres du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue ont eu des hausses de salaires de 10 % à 25 %.

Photo : Radio-Canada

Tanya Neveu

De 2019 à 2020, certains cadres du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) ont obtenu une augmentation de salaire qui oscille entre 10 % et 25 %.

Ces hausses salariales font réagir le syndicat de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, la FIQ.

Entre 2019 et 2020, la directrice de santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue est passée d’un salaire de 267 000 $ à une rémunération annuelle de 334 000 $. Une augmentation plus de 67 000 $, qui équivaut à 25 % de son salaire.

Sa collègue directrice des services professionnels a aussi connu une hausse salariale de 37 000 $, ce qui représente 11,7 % de son salaire annuel.

Pour sa part, la directrice adjointe aux soins infirmiers a vu son salaire augmenter de 15,6 % en un an, passant de 113 000 $ à plus de 130 000 $.

Chez plusieurs cadres, entre 2019 et 2020, les augmentations avoisinent les 10 %.

Le service de communications du CISSS-AT explique par courriel que les salaires des cadres, tout comme les primes, sont normés par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce dernier établit des classes salariales en fonction des responsabilités et expériences. Certains titres d'emploi ont récemment fait l'objet de réévaluation par le ministère, ajoute l’organisation.

Les syndicats veulent leur part

La pilule est dure à avaler pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

C’est une incompréhension totale. Entre 12 % et 25 % d’augmentation, c’est quand même énorme. Nous, en contrepartie, on se fait offrir du 1 %, puis on se fait dire que c’est une offre généreuse. Il y a tout le temps deux poids, deux mesures, dénonce le secrétaire à l’exécutif pour le syndicat FIQ/SISSAT, Alexandre Vallières.

Il indique que, même si certains titres d’emploi ont été modifiés, cela n’a pas influé sur les tâches.

Oui, il y a eu des changements de titres d’emploi, mais les tâches sont restées les mêmes. On n’a pas vu de changement de tâches, ajoute Alexandre Vallières.

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux croit que, si le travail des cadres est reconnu, il doit en être ainsi pour le reste des employés du réseau de la santé, qui sont actuellement en période de négociation.

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