•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Baisse importante du nombre d’orignaux dans le parc national Forillon

Une femelle orignal marche près des arbres.

La population d'orignaux est en baisse au parc national Forillon. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Isabelle Damphousse

Parcs Canada a observé une baisse importante du cheptel d’orignaux au parc national Forillon. Les gestionnaires du parc tentent d’élucider les causes de cette baisse.

La population d’originaux du parc national Forillon se dénombre maintenant à 540 individus. Une baisse importante comparativement à 2017, où 840 individus avaient été dénombrés.

Cette diminution du cheptel est encore inexpliquée, selon le coordonnateur du projet Maintenir l’équilibre de la forêt, Pierre Etcheverry.

C’est toujours difficile de répondre de ces questions-là en écologie de la grande faune, sauf quand il y a un facteur évident, mais dans ce cas-ci, il n’y a pas de facteur évident, explique-t-il.

Le parc national effectue donc des travaux de recherche en collaboration avec l’Université Laval. L’effet de la tique d’hiver sur la survie des veaux est l'une des pistes étudiées.

L’hiver dernier, 29 colliers émetteurs ont été posés sur des orignaux adultes femelles et des veaux. D’autres colliers seront posés au cours des hivers 2021 et 2022. Les données recueillies seront par la suite analysées et serviront au plan de gestion du parc Forillon (Nouvelle fenêtre).

Une densité d’orignaux menaçante

Depuis la création du parc national Forillon, il y a 50 ans, la population d’orignaux a crû de façon exponentielle à un tel point que la densité est au-delà du seuil soutenable de son habitat et qu’elle menace la régénération de la forêt dans le parc.

C’est pourquoi la baisse actuelle de la population n’inquiète pas Pierre Etcheverry.

La densité d’originaux actuelle est de 22 originaux par 10 km2, soit légèrement au-dessus du seuil acceptable, explique-t-il.

Dans un écosystème comme celui de la forêt boréale, comme c'est le cas au parc national de Forillon, la densité des orignaux devrait être de 18 à 20 individus par 10 km2.

Les gestionnaires du parc veulent surtout éviter de répéter les scénarios vécus dans d’autres parcs nationaux de l’est du Canada où des forêts ont été converties en prairie par les populations d’orignaux.

M. Etcheverry rappelle que les orignaux peuvent brouter jusqu’à 30 kg de végétaux par jour. Ce qui peut représenter une menace pour un habitat forestier si la population est trop élevée.

C’est pour ça que [le parc national] Forillon agit de façon proactive. On sent que ces choses-là peuvent arriver. On commence à détecter un peu des impacts assez majeurs des orignaux par endroit.

Pierre Etcheverry, coordonnateur du projet Maintenir l'équilibre de la forêt

Les recherches qui seront menées au cours des prochains mois vont aiguiller les scientifiques qui devront prendre des décisions pour préserver l’écosystème actuel du parc national Forillon, qui abrite aussi d’autres espèces qui dépendent de la forêt boréale pour leur survie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !