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Les boîtes de nuit choquées de devoir fermer leurs portes en Colombie-Britannique

Une femme dans un bar qui est sombre.

Les boîtes de nuit et les salles de réception devront garder leurs portes closes jusqu'à nouvel ordre.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson (CBC)

Radio-Canada

La nouvelle est arrivée comme un coup de canon dans le milieu des boîtes de nuit et des salles de réception. À la lumière d’une augmentation marquée des cas de COVID-19 en Colombie-Britannique, notamment chez les jeunes, la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, a ordonné mardi la fermeture immédiate de ces établissements.

Les entreprises vont finir par fermer [définitivement] leurs portes à cause de ça, s’indigne le directeur général de l’Alliance des détenteurs de permis d’alcool de la Colombie-Britannique, Jeff Guignard.

Le plus frustrant, selon lui, c’est que la majorité des boîtes de nuit respectaient les mesures sanitaires mises en place ou, même, allaient au-delà de ces dernières, dit-il.

Il montre plutôt du doigt les grands rassemblements qui ont eu lieu à l’extérieur – par exemple les cercles de tambour sur les plages ou les danses sur la rue Granville – comme responsables de l’augmentation des cas.

Ce ne sont pas les bars qui sont en cause dans l’augmentation des cas. Ce n’est pas comme si nous fabriquions le virus en cuisine pour l’ajouter dans nos verres.

Jeff Guignard, directeur général de l’Alliance des détenteurs de permis d’alcool

Le directeur médical du Centre de contrôle des maladies infectieuses de Vancouver, Brian Conway, estime au contraire que cette décision et celle demandant aux bars et aux restaurants de baisser le volume de leur musique étaient nécessaires.

Je pense que c’est un resserrement qui est bien ciblé, a-t-il affirmé au micro de l’émission Phare Ouest.

C’est quand on est très près les uns des autres, qu’il y a de la musique dans le fond, qu’on parle plus fort, on se rapproche pour parler; c’est tous des facteurs qui augmentent la transmission d’infection, explique-t-il.

Salles de réception surprises

De son côté, le président de l’Association des salles de réception de la province, Sukh Mann, ne comprend pas pourquoi son secteur a été visé par la médecin hygiéniste en chef.

Selon lui, les salles de réception respectaient toutes les mesures, qui consistent à limiter le nombre de clients sur place, à conserver les contacts de chacun, à limiter le nombre de personnes dans les toilettes et à engager plus de personnel de sécurité pour s’assurer que ces mesures sont suivies par tous.

L’Association avait même demandé à la province la permission d’opérer à une capacité de 50 %, au même titre que les restaurants. La proposition a toutefois été rejetée, indique Sukh Mann.

Nous sommes complètement foutus. Nous n’avons aucun moyen de payer nos impôts fonciers. Nous n’avons pas l’argent pour payer le loyer… Comment pouvons-nous être en mesure de rester en activité?

Sukh Mann, président de l’Association des salles de réception

Le directeur général de l’Alliance des détenteurs de permis d’alcool, Jeff Guignard, craint que ce nouveau règlement en vienne à empirer la situation de la COVID-19 en Colombie-Britannique.

Ça pourrait augmenter les cas dans certains secteurs, croit-il, puisque les gens se rassembleront plutôt en privé, là où la distanciation physique et les contacts de chacun ne sont pas nécessairement surveillés.

Avec les informations de Ben Mussett, Meera Bains, Michelle Ghoussoub, On the Coast et Phare Ouest

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