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À train perdu, le nouveau roman de Jocelyne Saucier après Il pleuvait des oiseaux

Jocelyne Saucier, qui porte des lunettes et des cheveux courts blancs, esquisse un sourire.

L'écrivaine abitibienne Jocelyne Saucier

Photo : ARIANE OUELLET

Radio-Canada

Neuf ans après la parution d’Il pleuvait des oiseaux, qui l’a emportée dans le tourbillon du succès, l’écrivaine québécoise Jocelyne Saucier revient, mercredi, pour la première fois en librairie, avec À train perdu, un des romans les plus attendus de l’automne.

Après avoir plongé son lectorat dans la forêt abitibienne avec Il pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier l'emmène, cette fois, voyager sur les lignes ferroviaires de l’Ontario et du nord du Québec. 

J’écris sur le Nord, c’est là où j’habite, c’est là où sont mes racines [...]. C’est tout à fait naturel d’écrire à partir de ce que l’on sent. Les écrivains, on est des êtres vivants, a-t-elle déclaré au micro de Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

Plongée dans l’univers des trains

Couverture de livre qui montre la vue depuis la fenêtre d'un train.

«À train perdu» est le nouveau roman de Jocelyne Saucier.

Photo : Éditions YXZ

À train perdu suit Gladys, une femme âgée, dont le narrateur tente de comprendre les errances dans les trains. Il raconte le parcours de cette optimiste forcenée, de sa naissance en Ontario à sa relation avec sa fille en passant par sa rencontre avec son mari dans un school train, ces écoles itinérantes qui permettaient d’instruire les enfants vivant en pleine forêt au siècle dernier et qui ont fasciné l’écrivaine. 

Jocelyne Saucier décrit ce personnage comme un cadeau de la vie qu’elle a trouvé dans un train ontarien. Il y avait une dame âgée, seule à son siège [...], et à un moment donné le wagon s’est immobilisé pendant deux heures, et tous les passagers se sont parlé entre eux, mais cette vieille dame n’a pas quitté son siège et n’a parlé à personne. Intriguée, je me demandais : pourquoi est-elle immobile comme une statue de cire? Est-ce qu’elle fuit quelque chose? Sait-elle où elle va? J’ai su que j’avais mon personnage, a-t-elle raconté.

L’espérance et le bonheur

En plus de porter sur l’espoir, la liberté et l’amour, À train perdu est un roman qui s’interroge sur le bonheur, sur sa quête et sa non-quête.  

Ce n’est pas parce qu’on n’est pas heureux qu’on est malheureux.

Jocelyne Saucier. écrivaine

La romancière s’est demandé où Gladys avait puisé sa foi dans le bonheur, la force qui l’a poussée à se lancer à train perdu dans la vie. Et, pour Jocelyne Saucier, la réponse se trouve dans les années que son personnage a passées dans les trains-écoles.

Les personnes qui ont eu une enfance heureuse croient au bonheur, et sont capables de le chercher, alors celles qui n’ont pas été heureuses dans leur enfance ne savent même pas que cela existe ou s’en croient indignes.

Le choc d’Il pleuvait des oiseaux

Le succès d’Il pleuvait des oiseaux a tenu Jocelyne Saucier temporairement loin de la narration, puis elle a pris entre quatre et cinq ans pour rédiger À train perdu. J’aimerais pouvoir écrire plus rapidement, mais c’est mon rythme, a raconté celle qui a besoin de se poser pour écrire. 

Si le succès de ce roman, et celui de son adaptation au cinéma par Louise Archambault, a abasourdi l’écrivaine, il lui a donné de l’énergie. [Sinon] il aurait fallu que je tourne, que je tourne la manivelle pour aller chercher jusqu’au fond de mes orteils pour [accoucher d’]un autre roman, a-t-elle précisé. 

En raison de la pandémie de COVID-19, Jocelyne Saucier ne peut pas partir à la rencontre de ses lecteurs et lectrices. Le roman, tant qu’il n’est pas lu, il ne vit pas. Il a vécu dans ma tête tout le temps que je l’ai écrit. Là, je suis dans une espèce de flottement, de suspens et d’irréalité.

Publié aux éditions XYZ, À train perdu arrive dans les librairies le 9 septembre.

Avec les informations de Catherine Richer

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