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COVID-19 : Montréal à risque de passer du vert au jaune

La directrice régionale de santé publique recense actuellement 20 éclosions dans des milieux de travail, deux éclosions « bien délimitées » dans des écoles et une dans un service de garde.

Des passant portant des masques marchent dans une rue de Montréal, près de la terrasse d'un restaurant.

Depuis le début de l'épidémie, 30 246 cas de COVID-19 ont été recensés à Montréal, selon le dernier bilan publié par Québec.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Montréal pourrait basculer dès la semaine prochaine dans le camp des régions considérées en préalerte (code jaune) pour la COVID-19 par le gouvernement du Québec, estime la directrice de santé publique de la ville, qui lance conséquemment un appel à la vigilance.

Depuis une semaine ou deux, l’ensemble de nos indicateurs sont vers une tendance à la hausse en termes de nouveaux cas, mais aussi de taux de positivité, globalement et dans certains quartiers, a déclaré la Dre Mylène Drouin en conférence de presse mercredi.

C’est sûr que si on continue sur cette tendance, on pourrait imaginer évidemment que dans une semaine on pourrait basculer vers le jaune.

Mylène Drouin directrice de la santé publique de Montréal

Selon la Dre Drouin, les quartiers de Saint-Léonard, de Snowdon, de Bordeaux-Cartierville et de Parc-Extension sont ceux où le taux de positivité est légèrement plus élevé qu’ailleurs à l’heure actuelle, et où les gens ne vont pas se faire suffisamment dépister.

Néanmoins, la directrice régionale de la santé publique souligne que l’épidémie est généralement sous contrôle, puisque les autorités parviennent à circonscrire la chaîne de transmission lorsque des cas de COVID-19 sont déclarés.

Selon elle, il y a actuellement 20 éclosions dans des milieux de travail, ce qui constitue une baisse par rapport aux dernières semaines, deux éclosions bien délimitées dans des écoles et une dans un service de garde.

Depuis la rentrée scolaire, on a enquêté 69 cas dans 64 écoles différentes, avec deux petites éclosions bien délimitées et pour lesquelles la situation est bien contrôlée, mais ces cas-là ont généré plus de 700 personnes actuellement mises en isolement préventif.

Mylène Drouin directrice de santé publique de Montréal
Une préposée portant un masque debout devant un homme qui est assis.

Un homme se prépare à subir un test de dépistage de la COVID-19 dans le quartier Saint-Michel (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour éviter la ruée vers les cliniques de dépistage

La Dre Drouin a profité de son point de presse pour inviter les parents de la région montréalaise à ne pas se ruer inutilement vers les cliniques de dépistage dès l'annonce d'un cas de COVID-19 dans une école. L'important, dit-elle, est que les contacts de l'élève infecté puissent se faire tester rapidement.

Quand les parents savent qu’il y a un cas dans leur école, souvent tout le monde veut aller se faire tester, a-t-elle dit. L’important, c’est vraiment que ce soit les contacts de la bulle-classe, les élèves et les enseignants [que] la santé publique a contactés, qui aillent se faire dépister pendant leur période d’isolement.

Ça va permettre aussi de contrôler l’achalandage et l’attente [dans les cliniques de dépistage], et que ce soit les bonnes personnes qui puissent bénéficier des tests de dépistage.

Selon les dernières données publiées par Québec, 160 cas de COVID-19 ont été confirmés à Montréal lors des trois premiers jours de la semaine qui a débuté dimanche. Il y en avait eu 270 pour l’ensemble de la semaine dernière.

La Dre Mylene Drouin en conférence de presse.

Mylène Drouin est la directrice de la santé publique de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Du danger des rassemblements privés

Au sujet des deux éclosions recensées dans les écoles, la Dre Drouin a évoqué un cas où le virus s’est transmis entre des enfants, et un autre où un professeur a infecté un élève. Les autres cas positifs ont plutôt contracté la maladie dans la communauté.

Ce qui nous préoccupe un petit peu plus, c’est qu’on voit qu’une grosse proportion de nos cas sont liés à de petites éclosions qu’on appelle d’activités sociales non organisées ou des rassemblements privés – fêtes, fêtes d’anniversaires, barbecue, sorties entre amis, Airbnb, et tout ce qui tourne autour après activité sportive, a-t-elle précisé.

C’est souvent de ces petites éclosions que des cas sont introduits dans des écoles, des résidences pour personnes âgées ou d’autres milieux pour lesquels il y a évidemment des conséquences plus importantes, a-t-elle ajouté.

La Dre Drouin a aussi évoqué quelques cas attribuables à du covoiturage, où des personnes qui partagent un véhicule négligent de porter un masque pour se protéger.

Elle invite conséquemment les Montréalais, et plus particulièrement les personnes qui travaillent auprès d’une importante clientèle, comme les travailleurs de la santé et le personnel des écoles, à redoubler de vigilance au cours des prochaines semaines.

Il y a une responsabilité professionnelle aussi, parce que de plus en plus les cas sporadiques qu’on a dans des résidences pour personnes âgées sont des travailleurs santé qui ont acquis le tout dans des activités sociales, a-t-elle fait valoir.

On a collectivement une responsabilité sociale pour arriver à ne pas passer au jaune à Montréal. Professionnellement, on demande aussi aux gens d’être plus vigilants.

Mylène Drouin directrice de la santé publique de Montréal

De façon plus générale, la Dre Drouin invite aussi tout un chacun à faire preuve de prudence lors de rassemblements privés, y compris ceux organisés au sein d’une même famille.

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