•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une douzaine de cas de COVID-19 issus de fêtes étudiantes dans le Kamouraska

La Ville de La Pocatière vue du ciel.

Des étudiants de l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière pourraient avoir été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 (archives).

Photo : Développement économique La Pocatière

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent a confirmé mercredi après-midi qu'une douzaine de personnes avaient été infectées à la COVID-19 après avoir participé à des fêtes étudiantes à La Pocatière. Un appel est lancé pour le dépistage.

Toujours selon le CISSS, l'une de ces fêtes aurait rassemblé plus d’une centaine de personnes, dans la soirée du 30 août dernier.

Le directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc, invite donc toute personne ayant participé à une fête étudiante au cours des dix derniers jours à aller se faire dépister pour la COVID-19.

Dans les fêtes, qui ont été nombreuses et avec beaucoup de jeunes, les cas qui nous ont été signalés n'ont pas été capables de nous identifier toutes les personnes qui étaient présentes dans la maison, on le comprend, explique Dr Leduc. Puisqu'on n'a pas le nom de tous ces individus-là, nous rappelons à toutes les personnes qui ont participé à ces fêtes [...] de prendre un rendez-vous pour faire un examen de dépistage de la COVID-19.

Les gens ayant également fréquenté le Cégep de La Pocatière, l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) ainsi que des bars du Kamouraska et de Rivière-du-Loup sont invités à aller se faire tester. Des analyses sont en cours pour déterminer quels bars seraient plus à risque.

Le dépistage auprès des participants de ces fêtes et des contacts significatifs se poursuit, précise le CISSS par voie de communiqué. Les résultats seront connus dans les prochains jours.

Dans les dernières journées, on a été mis au fait par la santé publique d'une autre région qu'il y avait des cas positifs de la COVID-19 qui avaient participé à des fêtes d'étudiants sur le territoire du Kamouraska, explique la porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud.

La santé publique est en démarches avec le Cégep, avec l'[Institut de technologie agroalimentaire], et également avec des élèves qui ont participé à ces fêtes-là pour retracer de potentiels cas contacts.

Ariane Doucet-Michaud, porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Il est très difficile, selon le Dr Leduc, de déterminer quelle région aurait introduit le nouveau coronavirus au Bas-Saint-Laurent.

Les fêtes avec plus d'une centaine de personnes ont généré de très nombreux cas dans notre région, mais aussi dans la région de Chaudière-Appalaches, explique le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent. Alors, qui a introduit le virus? Il est difficile de le dire à cette étape-ci parce qu'on a tellement de cas positifs qu'il est difficile de dire qu'un cas serait responsable de tout ça et de déterminer à quelle région on peut le rattacher.

Les activités en classe suspendues pour la journée

L'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière, auquel 350 étudiants sont inscrits, avait suspendu ses activités en classe pour la journée en attendant d'obtenir les résultats du dépistage.

On a été informés par des étudiants qui étaient préoccupés, raconte le directeur du campus de l'ITA, Sylvain Gingras.

En lien avec ces préoccupations-là et par principe de prudence et de prévoyance, on a préféré suspendre les activités [de la journée], ajoute-t-il.

Selon la responsable des communications du Cégep de La Pocatière, Annie Mercier, les deux établissements d'enseignement doivent faire le point en début de soirée avec le CISSS pour déterminer la suite des procédures.

Le Cégep confirme d'ailleurs que 20 élèves sont absents de leurs cours en attendant de passer un test ou d'en obtenir les résultats. Le Cégep précise cependant que ces absences ne sont pas toutes reliées aux fêtes étudiantes auxquelles s'intéresse la santé publique.

Avec les informations de Michaële Perron-Langlais, Patrick Bergeron et Jean-Philippe Guilbault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !