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COVID-19 : une nouvelle technologie de dépistage fait son entrée au Nunavut

La façade de l'hôpital.

Les autorités sanitaires du Nunavut ont annoncé mardi que la technologie de diagnostic BioFire était dorénavant fonctionnelle à Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Avec l’acquisition récente d’une nouvelle technologie de diagnostic de la COVID-19, les autorités sanitaires du Nunavut espèrent diminuer les délais d’analyse des tests de dépistage menés dans la région de Qikiqtaaluk, dans l’est du territoire.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a annoncé mardi que la technologie de dépistage BioFire était fonctionnelle depuis quelques jours à Iqaluit.

Selon l’entreprise française bioMérieux qui l’a conçue, cette technologie peut détecter en 45 minutes 19 virus et 4 bactéries à l’origine d’infections respiratoires.

Elle doit permettre aux autorités sanitaires de mener un projet pilote de deux semaines qui consistera à acheminer les tests menés dans 12 communautés de la région de Qikiqtaaluk vers la capitale territoriale.

Les autorités espèrent ainsi que les communautés éloignées de la région obtiendront leurs résultats plus rapidement.

L’objectif est de mettre en place un système qui permette d’obtenir les résultats de tests en cinq jours ou moins , a indiqué Michael Patterson en point de presse.

Le gouvernement du Nunavut a mandaté l’entreprise d’approvisionnement BBE Expediting d’acheminer les tests à Iqaluit. Selon le Dr Patterson, les échantillons seront envoyés par avions nolisés ou par des vols commerciaux.

Les coûts préliminaires de ce projet pilote de deux semaines sont estimés à environ 125 000 $ , a précisé le ministère des Services communautaires et gouvernementaux, dans un échange de courriels.

Selon Michael Patterson, la communauté de Rankin Inlet, dans le centre du territoire, devrait-elle aussi pouvoir utiliser la technologie BioFire dès la semaine prochaine.

Michael Patterson lors d'un point de presse à l'Assemblée législative du Nunavut.

Le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Deux technologies de diagnostic

L’Hôpital général de Qikiqtani, à Iqaluit, disposait déjà de la technologie de diagnostic GeneXpert, capable d’analyser les molécules d’un écouvillon nasal en moins de 45 minutes, selon l’entreprise américaine Cepheid, qui l'a conçue.

Le gouvernement territorial s’est toutefois tourné vers une nouvelle technologie puisque l’offre des cartouches utilisées par l’appareil GeneXpert au Canada et dans d’autres pays est limitée.

Actuellement [la technologie] BioFire est la meilleure option , a-t-il affirmé.

Si j’avais à choisir entre les deux machines, je sélectionnerais celle-ci puisque le matériel utilisé est préférable et parce qu’elle peut être utilisée pour un large éventail d’infections respiratoires , a-t-il expliqué.

Cette technologie permet, entre autres, de détecter plusieurs virus dont les symptômes s’apparentent à ceux de la COVID-19, selon le médecin hygiéniste en chef.

Une chercheuse analyse des données dans un laboratoire

Une technicienne utilise le matériel de tests de dépistage GeneXpert à l’Hôpital général Qikiqtani, à Iqaluit.

Photo : CBC

Des tests toujours envoyés dans le sud du pays

Malgré la mise en place de la technologie BioFire, les autorités sanitaires affirment qu’elles doivent tout de même continuer à envoyer les échantillons vers un laboratoire du sud du Canada à des fins de vérification.

Pour que le territoire soit véritablement autosuffisant en matière de tests de diagnostic, le Dr Patterson a plusieurs fois rappelé lors de ses derniers points de presse que les technologies de diagnostic du territoire devaient avoir détecté 15 résultats positifs, ce qui n’est pas encore le cas.

Pour contourner ce problème, les autorités sanitaires envisagent de faire venir 15 tests positifs du sud du pays et ainsi obtenir la certification requise.

Le Dr Patterson a aussi rappelé que les tests de dépistage ne remplaceront pas l’isolement obligatoire.

Qu’il ait lieu dans le Sud ou à la maison [l’isolement obligatoire] n’est pas prêt d’être aboli dans un futur proche , a-t-il assuré.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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