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Fin de l'enquête du DGEQ au sujet de l'élection du maire de La Tuque

Pierre-David Tremblay lors de son assermentation à titre de maire de La Tuque.

Pierre-David Tremblay lors de son assermentation à titre de maire de La Tuque en novembre 2017

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Près de trois ans après son élection, le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, a récemment appris qu’il pourra terminer son mandat, même si sa résidence est située dans la municipalité voisine depuis son accession à ce poste.

Selon ce que Radio-Canada a appris, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a fait parvenir un avis écrit au maire le 27 juillet dernier, mettant ainsi fin à l’enquête qu’il a tenue au cours de l’été 2019.

L’avis explique clairement qu’il n’y a aucun blâme ni démarche juridique entamée contre moi, affirme Pierre-David Tremblay, dont la résidence se trouve quelques dizaines de mètres seulement de l’autre côté de la pancarte souhaitant la bienvenue à ceux qui arrivent à La Bostonnais. Une partie de son terrain se trouve toutefois en sol latuquois.

Je suis inscrit sur les deux listes électorales et je paie des taxes aux deux municipalités, alors pour moi, c’est clair que je suis légitime et que je serai candidat à la prochaine élection encore une fois.

Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque

Tout a été fait de bonne foi, du dépôt de ma candidature à aujourd’hui, soutient le maire. Encore une fois, c’est la question de domicile et de résidence qu’il faut éclaircir. Pierre-David Tremblay a déjà été maire de La Bostonnais.

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) n'a pas répondu à notre appel.

Les conseillers demandent des précisions

Radio-Canada s’est entretenue avec quatre des cinq conseillers municipaux qui ont tous reçu la directive de ne pas faire de déclaration publique en raison du caractère confidentiel du dossier.

Certains d’entre eux, faisant fi de la consigne, nous ont toutefois confié que le conseil municipal a demandé davantage de précisions au DGEQ, car ils craignent que cette nouvelle ne rende encore plus difficile le bon fonctionnement des opérations courantes.

C’est une histoire personnelle entre le DGEQ et monsieur Tremblay. Maintenant, c’est tout le conseil et l’Hôtel de Ville entier qui se retrouvent là-dedans, affirme l’un d’entre eux.

Une réunion sans le maire

Le conseil municipal s’est d’ailleurs réuni sans le maire Tremblay au cours des derniers jours, pour recevoir les explications des avocats de la Ville et de son directeur général, Marco Lethiecq.

La lettre du DGEQ est très succincte et laisse place à beaucoup d’ambiguïté. Elle n’est pas claire. On en a saisi le conseil municipal, et le mandat qu’on nous a donné, c’est de demander des précisions pour bien comprendre l’avis qui nous a été transmis, souligne le directeur général de la Ville.

Le maire a déboursé personnellement quelques milliers de dollars pour obtenir un avis juridique. La Ville a aussi embauché un cabinet spécialisé pour tenter d’y voir plus clair.

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