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Abus sexuels : Québec avait « un rôle à jouer », plaident les Frères du Sacré-Cœur

Les Frères du Sacré-Coeur logent d'ex-membres de la communauté dans un bâtiment de l'arrondissement de Brompton à Sherbrooke.

Les Frères du Sacré-Cœur réclament l'intervention de Québec et de 44 centres de services scolaires afin de régler « dans les meilleurs délais » un recours collectif intenté contre eux.

Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Les avocats des Frères du Sacré-Cœur veulent inclure le gouvernement du Québec et 44 commissions scolaires dans un recours collectif intenté contre eux.

Cette action a été autorisée par le tribunal en décembre 2019. Elle concerne plusieurs dizaines d'écoles à travers le Québec où des élèves auraient été victimes d'abus sexuels de la part des Frères du Sacré-Cœur, mais aussi des établissements de loisir, des centres d’animation, des lieux de culte, etc.

Or, le cabinet Fasken Martineau Dumoulin, qui représente les Frères du Sacré-Cœur, fait valoir que la communauté religieuse n'est pas la seule partie à être concernée par ce débat judiciaire.

Le gouvernement du Québec, par exemple, a eu un rôle à jouer important dans la scolarisation de milliers de Québécois depuis plus d’un siècle, dont celui de veiller à leur sécurité. Il doit à notre avis assumer sa responsabilité, comme il l’a fait dans le dossier des Orphelins de Duplessis, écrit le cabinet dans un communiqué transmis mardi.

Les religieux qui enseignaient dans les écoles publiques étaient en outre des employés des commissions scolaires au moment des abus sexuels allégués, souligne-t-on encore. Les centres de services scolaires, qui leur ont succédé, doivent aujourd'hui faire partie de la solution, estime le cabinet, qui espère un règlement dans les meilleurs délais.

15 millions en dommages punitifs

Les avocats de Frères du Sacré-Cœur ont donc déposé mardi deux demandes d'intervention forcée au palais de justice de Sherbrooke pour inclure le Procureur général du Québec ainsi que 44 centres de services scolaires dans le recours collectif piloté par le cabinet Kugler Kandestin.

Depuis l'an dernier, le nombre d'établissements où se seraient produits les abus sexuels allégués est passé de 26 à 50.

Les témoignages recueillis couvrent plus d'un demi-siècle et mettent en cause des religieux, de Montréal au Bas-Saint-Laurent, en passant par les Laurentides, Lanaudière, la Montérégie, l'Estrie, la Mauricie, le Centre-du-Québec, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.

Uniquement en dommages punitifs, le recours réclame 15 millions de dollars.

Il s'ajoute à une autre action collective autorisée en 2017 pour le compte de présumées victimes d'agressions sexuelles ayant fréquenté le Collège Mont Sacré-Cœur, à Granby.

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