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Unifor choisit de négocier avec Ford en premier pour les nouvelles conventions collectives

Le logo de la marque à l'ovale bleu.

Unifor arrête son choix sur Ford.

Photo : Associated Press / Charles Krupa

Radio-Canada

Ford est celui des trois constructeurs américains choisi par le syndicat Unifor afin de servir de modèle de négociation pour les prochaines conventions collectives.

Jerry Dias, le président d'Unifor, en a fait l'annonce mardi. Viendront ensuite les négociations avec General Motors et Fiat Chrysler.

J'ai choisi Ford, parce qu'il est important que Ford comprenne quelle est notre vision à court et à long terme. [...] Le groupe le plus vulnérable, ce sont nos collègues d'Oakville [usine de Ford], a-t-il expliqué.

M. Dias compte sur la position actuelle de numéro un des ventes de véhicules automobiles de Ford au Canada pour s'assurer de bonnes négociations avec le constructeur, même s'il reste inquiet quant à la pérennité au Canada de la production d'un des modèles les plus vendus de la marque américaine.

Le Ford Edge doit sortir de la chaîne de montage en 2023, et nous n'avons pas encore reçu de garantie, a-t-il noté. Il espère profiter des pourparlers pour convaincre Ford de s'engager à réinvestir à long terme dans la région.

Les négociations doivent rapidement commencer pour éviter le lancement des moyens de pression prévus, faute d'une entente, pour le 21 septembre et la possibilité d'une grève.

Les conventions collectives couvrent environ 17 000 membres d'Unifor dans les usines ontariennes de Ford, GM et Fiat Chrysler.

Les travailleurs ont voté par une écrasante majorité en faveur d'un mandat de grève la semaine dernière, si les négociations n'aboutissent pas à une entente.

Manque de soutien gouvernemental?

Au cours de son point de presse, Jerry Dias s'est félicité de l'importance du secteur automobile pour le Canada et l'Ontario en soulignant notamment le fait qu'il représente 80 milliards de dollars en exportation pour la province, soit 28 % de l'ensemble de ses exportations.

Il a toutefois affirmé que le Canada avait besoin d'une politique nationale de l'automobile comme l'Allemagne, la France ou encore la Chine. 

Selon lui, l'absence d'une telle politique mène au recul constant du Canada dans la liste des pays en tête dans l'industrie automobile. Le Canada est passé, dit Jerry Dias, du 4e rang mondial en 1999 au 12e rang mondial en 2020.

Tout cela à un moment où l'avenir de différentes usines reste incertain. C'est le cas notamment des usines de GM à St. Catharines et à Oshawa. C'est également le cas de l'usine de Fiat Chrysler à Windsor, où un quart de travail a récemment été perdu, après 27 ans d'activités.

Pour M. Dias, la survie du secteur de l'automobile ontarien dépend de l'aide des gouvernements provincial et fédéral.

Une industrie aux prises avec les défis actuels

C'est accompagné de sept syndicalistes tous vêtus de chandails où l'on pouvait voir leur appui au mouvement Black Lives Matter que Jerry Dias a fait son annonce.

Mettre un terme à toutes les formes de discriminations raciales n'est pas le seul devoir des gouvernements ou des individus. Cela doit également être la priorité des entreprises et des mouvements syndicaux dans leur ensemble, a-t-il affirmé.

Dans l'ensemble, Unifor dit souhaiter une modification des conventions collectives pour que soient prises en compte des questions liées à l'injustice, à la sécurité et à la pérennité des emplois. Le syndicat souhaite également que les conventions collectives soient désormais renégociées tous les trois ans et non plus après quatre ans, comme cela se fait en ce moment.

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