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Une rentrée dans l’ordre, dans l’inquiétude et dans la joie

Un élève quitte un autobus scolaire pour se rendre dans une cour d'école dans la lumière du matin.

Pour les deux premiers jours de la rentrée, les élèves de la maternelle à la huitième année de la DSFM arrivent de manière échelonnée, soit une première moitié mardi et une seconde mercredi.

Photo : Radio-Canada

Craintes, retrouvailles et soulagement étaient au rendez-vous alors que les élèves des écoles publiques du Manitoba vivaient leur première rentrée scolaire en temps de pandémie, mardi.

Le tintamarre et les embrassements de la rentrée étaient catégoriquement proscrits devant l’École Taché dans le quartier Saint-Boniface à Winnipeg, comme pour toutes les écoles de la province.

À l'École Taché, les élèves doivent se rendre à six entrées différentes pour éviter les regroupements. Dehors comme dans les couloirs, des flèches et des marqueurs au sol indiquent dans quelle direction ils peuvent circuler, et à quelle distance ils doivent se tenir de leurs camarades.

Pour davantage enrayer les rassemblements, seulement la moitié des élèves étaient au rendez-vous pour la rentrée mardi. La deuxième moitié fera sa rentrée mercredi.

Pour certains parents, dont Sylvie Mukabaha, des craintes concernant la transmission de la COVID-19 persistent. En tant que parent, je ne me sens pas en sécurité d'envoyer mes enfants à l'école [...] Mais je suis obligée, explique-t-elle, en notant que sa fille ne comprend pas trop pourquoi il faut porter un masque.

La mère de quatre enfants indique qu’elle n’a pas envisagé l’école à la maison vu qu’elle est elle-même étudiante et qu’elle travaille comme aide en soins de santé.

Une mère sourit devant un VUS avec quatre enfants.

Sylvie Mukabaha et ses quatre enfants.

Photo : Radio-Canada

D’autres parents, comme Gabrielle Dubé-Starkey, estiment que le travail de planification de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) est réconfortant.

Je me sens pas mal confiante pour la rentrée scolaire à Taché et au Collège Louis-Riel. Je trouve que la DSFM a fait une excellente job d’organiser le tout et de communiquer avec nous, lance-t-elle.

Après un premier arrêt pour déposer l’un de ses enfants à l’École Taché, elle s'est rendue au Collège Louis Riel pour déposer son fils Thomas Starkey. Il est soulagé de rentrer à l'école.

C'est ma première fois au Collège, ça va être intéressant [...] Il n’y a pas de casiers [NDLR, en raison de la pandémie]. Ça va être quand même amusant, mieux que de rester à la maison, je pense, affirme-t-il.

Si la buée sur ses lunettes provoquées par le port du masque est parfois embêtante, il se montre optimiste. C’est correct, dit le garçon.

Heureuse de retrouver ses camarades

Un peu plus loin, toujours à Saint-Boniface, la jeune Hassan Hadja Amina entre en 4e année à l’École Précieux-Sang de la DSFM. Pour elle, cette journée est excitante, malgré les nouvelles restrictions.

Elle raconte être tout enthousiaste à l’idée de revoir ses camarades de classe, en particulier sa meilleure amie. Les cours ont été suspendus dans les écoles publiques du Manitoba le 23 mars, au début de la crise de la COVID-19 dans la province. C’était vraiment difficile toute cette période, mais maintenant, ça va, lance-t-elle.

Je me sens excitée, mais aussi, je me pose plein de questions, poursuit-elle.

La jeune fille est consciente que cette rentrée sera différente. Ses parents, dit-elle, lui ont donné des consignes à suivre lorsqu’elle sera à l’école.

Ils m’ont dit d’être à distance des gens, de bien porter mon masque, de ne pas tout toucher et d’utiliser le désinfectant des mains, explique-t-elle en précisant qu'elle se rend à l'école en autobus.

Le port du masque est obligatoire pour tous les élèves manitobains dans les autobus scolaires. Dans les écoles, il l’est pour les élèves de la quatrième à la douzième année lorsqu’il est impossible de maintenir une distance d’au moins deux mètres entre les élèves.

Pour les plus jeunes de la maternelle à la troisième année, la décision de faire porter le masque à l’enfant revient aux parents.

Selon le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge, les jeunes s’adapteront à toutes les nouvelles consignes au fur et à mesure. Il estime qu'il était grand temps de rétablir le contact avec la communauté scolaire.

Les élèves n'ont pas mis les pieds dans les écoles depuis la fin-mars, début avril. On croit important de pouvoir avoir un retour. La santé mentale est très importante, cet isolement a causé des problèmes chez nos enfants et chez nos familles, fait-il valoir.

Lors d’une conférence de presse mardi matin, le ministre de l'Éducation Kelvin Goertzen a souligné qu’il est normal de sentir un certain malaise lors de cette rentrée inhabituelle.

Je pense qu'il est important de se rappeler que c'est la première pandémie depuis plus de 100 ans et qu'il n'y a pas vraiment de plan de match [pour cette situation], affirme-t-il.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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