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6 mois de pandémie : les faits marquants dans l'Est-du-Québec

Une serveuse qui travaille sur une terrasse porte un masque.

Notre quotidien et nos habitudes ont été profondément chamboulés depuis le début de la pandémie, en mars (archives).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Reportez-vous six mois en arrière, le 12 mars. Le gouvernement Legault annonçait l'annulation de tous les rassemblements intérieurs de plus de 250 personnes.

Cette mesure préventive était la première d'une longue série qui allait changer nos habitudes et nos vies. Le Québec se préparait à faire face à une pandémie mondiale. Voici un rappel des événements marquants dans l’Est-du-Québec.


Mars

Le gouvernement Legault met le Québec sur pause. Il interdit les rassemblements, encourage le télétravail, ordonne la suspension d’activités économiques jugées non essentielles.

Les établissements d'enseignement et les garderies ferment leurs portes pour deux semaines. Cela durera finalement deux mois.

De nombreuses usines et minières sont contraintes à suspendre ou à réduire leurs activités. Des centaines de travailleurs se retrouvent ainsi sans emploi, dépendants de la Prestation canadienne d'urgence (PCU) du gouvernement fédéral.

Jusqu’alors épargnées par la propagation du coronavirus, nos régions enregistrent leurs premiers cas de COVID-19, d’abord au Bas-Saint-Laurent, puis en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Des cliniques de dépistage ouvrent en dehors des centres hospitaliers, les arcs-en-ciel prolifèrent dans les fenêtres des confinés.

Puis, le ciel s'assombrit avec un premier décès relié à la COVID-19 dans l'Est-du-Québec, au Bas-Saint-Laurent.

Partout au pays, les mesures s'intensifient. Le Nouveau-Brunswick, installe des postes de contrôle à ses frontières et Québec fait de même pour contrôler les allées et venues dans huit régions de la province, dont les nôtres. Bon nombre de réserves autochtones décident elles aussi de s'isoler.

Plus que jamais, nous sommes confinés.

Pourtant, malgré toutes ces précautions, le virus est détecté et provoque de nouvelles éclosions dans une première résidence pour aînés et une usine en Gaspésie. Sur la Côte-Nord, le pénitencier de Port-Cartier est aussi touché.


Avril

Avril est ensuite marqué par d'autres épisodes de contamination, notamment dans des épiceries de Paspébiac et de New Richmond, chez Rio Tinto IOC, à Sept-Îles, et au CHSLD de Maria.

Huit des neuf décès survenus en Gaspésie depuis le début de la pandémie sont d'ailleurs liés aux éclosions dans des résidences pour personnes âgées de la Baie-des-Chaleurs.

La majorité des ménages, toujours confinés, envahissent l'espace de la rue, devenu presque le seul lieu commun où il est toujours possible de se rencontrer, en gardant ses distances les uns des autres.

Québec annonce que les contrôles routiers mis en place pour limiter les déplacements entre régions seront levés le 18 mai dans l'Est-du-Québec, mais cette idée est loin de faire l'unanimité.


Mai

Le débat autour de la levée des barrages routiers fait rage.

Des pétitions sont lancées, des médecins, le conseil d'administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie, des directeurs régionaux de santé publique, des maires et des chefs de communautés autochtones se prononcent contre l'ouverture de nos régions.

Les industries touristique et culturelle, elles, attendent avec impatience le déconfinement.

Le 4 mai, la réouverture des commerces s'amorce. Une semaine plus tard, les enfants retournent sur les bancs d'école et plusieurs activités sportives sont à nouveau autorisées. La vie reprend un peu de normalité.

Malgré l'opposition, Québec rouvre le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie le 18 mai, comme prévu. Le déconfinement de la Côte-Nord, lui, est reporté à la fin du mois.


Juin

Contrairement à ce qui était anticipé, la levée des barrages routiers ne provoque pas de flambée des cas dans l'Est-du-Québec.

Des cas surviennent ici et là, dans certaines résidences pour aînés, mais sans devenir des éclosions.

Les activités reprennent sur les grands chantiers de la Côte-Nord, de même que dans les centres commerciaux, les restaurants et les terrains de camping.

L'industrie culturelle ajuste son offre en fonction des mesures sanitaires.

Après avoir bloqué l'accès à leur territoire aux touristes qui souhaitent se rendre aux Îles-de-la-Madeleine en voiture, les provinces maritimes leur donnent finalement droit de passage.


Juillet

En juillet, les touristes, qui ne peuvent voyager à l'étranger en raison de la pandémie, arrivent massivement dans l'Est-du-Québec, ce qui crée certains problèmes, notamment sur les plages gaspésiennes où bon nombre de campeurs élisent domicile.

Les directions de santé publique remarquent un relâchement dans le respect des consignes pour éviter la propagation du coronavirus et des escouades sanitaires sont mises en place dans certaines municipalités pour rappeler les touristes à l'ordre.

Le 13 juillet, le masque devient obligatoire dans les transports en commun. Une semaine plus tard, la mesure est étendue à tous les lieux publics intérieurs.

Après des semaines de représentations des élus québécois, le Nouveau-Brunswick accepte finalement d'ouvrir partiellement la « bulle atlantique », et d'autoriser les résidents des MRC d'Avignon et de Témiscouata à accéder à leur territoire.

Sur la Côte-Nord, une éclosion survient à la scierie des Outardes, près de Baie-Comeau, où 5 cas de COVID-19 sont répertoriés.


Août

Malgré la présence de nombreux touristes, le nombre de cas de COVID-19 progresse lentement dans l'Est-du-Québec.

Des cas provoquent cependant la fermeture préventive de certains camps de jour au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie et plusieurs personnes doivent se placer en isolement préventif dans deux communautés innues de la Côte-Nord.

C'est ensuite la rentrée scolaire dans les écoles primaires et secondaires, de même que dans les cégeps et à l'Université du Québec à Rimouski, qui doivent jongler avec un nombre restreint d'étudiants étrangers cette année.

Sur la Côte-Nord, les travailleurs de l'usine de Produits forestiers Résolu, à Baie-Comeau, manifestent à plusieurs reprises pour retrouver leurs emplois perdus pendant le confinement.

Un peu partout au Québec, dont à Rimouski, des citoyens manifestent contre le port du masque obligatoire.


Septembre

Lors de la première semaine en classe, un premier cas survient dans une école de Rimouski et force 22 élèves à se placer en isolement. La situation se répète à Sainte-Angèle-de-Mérici, où cette fois, un membre du personnel est atteint de la COVID-19.

Québec lance un système d'alertes régionales, qui distinguera les différentes régions de la province selon la situation épidémiologique qui y prévaut.

Toutefois, ce qui retient l'attention, c'est surtout l'éclosion des cas de COVID-19 dans le Kamouraska à la suite de deux fêtes étudiantes. En deux jours, le bilan du Bas-Saint-Laurent, qui stagnait depuis des semaines aux alentours de 75 cas, dépasse le cap des 100 cas depuis le début de la pandémie. Près du tiers d'entre eux sont reliés à l'éclosion du Kamouraska.

Sur la Côte-Nord, une éclosion survient également dans les installations de la Sépaq, sur l'île d'Anticosti.

Alors que les cas se multiplient dans la province, le gouvernement Legault annonce qu'il sévira contre les citoyens qui ne respectent pas les règles de santé publique.

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La clinique de dépistage de la COVID-19 à La Pocatière est fort occupée (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte


Que nous réservent les six prochains mois?

Chose certaine, depuis mars dernier, la pandémie nous a forcés à intégrer les mots distanciation, confinement et masque dans notre vocabulaire quotidien; nous a fait redécouvrir le plaisir de passer nos vacances chez nous, dans les régions du Québec et nous a forcés à nous habituer à ne voir que la moitié du visage de nos interlocuteurs dans les lieux publics.

Tout cela était étrange au départ, mais on a tous appris à vivre avec. Qu'apprendra-t-on au cours des prochains mois?

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