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Une rentrée particulièrement difficile pour le transport scolaire en temps de pandémie

Des élèves montent à bord d'un autobus scolaire.

Des élèves montent à bord d'un autobus scolaire. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Si la rentrée scolaire est synonyme d’ajustement pour les transporteurs scolaires, c’est encore plus vrai cette année en temps de pandémie. Des deux côtés de la rivière des Outaouais, ils rencontrent plusieurs difficultés en raison de la COVID-19.

La rentrée scolaire 2020 rime davantage de responsabilités. En plus de la discipline, les conducteurs doivent composer avec les mesures sanitaires.

Des responsables de transport scolaire mentionnent aussi avoir de la difficulté à recruter de la main d’œuvre. Craignant le virus, des chauffeurs plus âgés choisissent de rester chez eux.

Président d'Autobus Campeau, Jacques Campeau explique que les barrières physiques entre les conducteurs et les élèves sont interdites en Ontario. Ils sont obligés d’avoir un masque en tout temps, plus une visière quand l’enfant embarque [et] avoir une feuille de l’école [pour] diriger [l’enfant à son] banc, indique-t-il.

On essaie de faire de notre mieux, et tout le monde a peur d’attraper le virus.

Jacques Campeau, président des Autobus Campeau

Il faut aussi ajouter à cela les nombreux changements qui surviennent, tant au niveau des gouvernements, que des directions d’écoles, mentionne M. Campeau.

La directrice générale de School Bus Ontario, Nancy Daigneault, est du même avis. La COVID a créé de nouveaux défis pour les conducteurs, souligne-t-elle.

Ils redoutent des autobus pleins comme les années précédentes, selon Mme Daigneault. Mais cette année, les données recueillies démontrent que 30 % moins d’enfants montent à bord des autobus scolaires, indique-t-elle.

Cette année, c’est plus difficile d’engager des conducteurs. La plupart des conducteurs sont âgés de plus de 60 ans, ajoute-t-elle.

Une situation qui peut mener à des erreurs

La première journée d’école de l’enfant de Cindy Vachon ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. D’abord oublié par l’autobus le matin, son enfant est débarqué au mauvais arrêt à la fin de la journée et s’est perdu. Ce sont des voisins qui l’ont retrouvé.

En après-midi, ce qui est arrivé, c’est que j’attendais et il n’est jamais arrivé. En appelant le Consortium, ils m’ont dit qu’il n’y avait plus d’enfants dans l’autobus, raconte sa mère.

J’ai eu un petit moment de panique. Ça a été […] une bonne heure à chercher où est-ce qu’était débarqué mon enfant pour enfin le retrouver chez des voisins quelques rues plus loin, explique Mme Vachon.

Le cœur d’une mère quand tu perds ton enfant, tu veux le retrouver le plus rapidement possible.

Nancy Vachon, mère

Mme Vachon estime que les transporteurs devraient faire preuve de plus de rigueur pour s’assurer que les enfants débarquent au bon arrêt.

Le conducteur, la première journée, devrait toujours avoir une liste pour s’assurer que l’élève va descendre à la bonne place, lance-t-elle.

Comme les conducteurs ont plus de responsabilités, Jacques Campeau estime que de l’aide pourrait leur être fournie à bord des autobus. Pendant la pandémie, ce ne serait pas mauvais d’avoir une aide dans l’autobus, quelqu’un qui serait attitré avec le chauffeur pour faire la discipline à bord des autobus, le maintien du masque, propose-t-il.

Avec les informations de Boris Proulx

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