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Accord post-Brexit : Boris Johnson brandit la menace pour devancer l'échéancier

Boris Johnson debout sur une tribune.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson

Photo : Reuters / ANDREW PARSONS

Radio-Canada

Dans un texte que Downing Street fournira à la presse, Boris Johnson compte déclarer lundi que, faute d'accord avec l'Union européenne (UE) sur le Brexit d'ici au 15 octobre, le Royaume-Uni entérinera un « no deal » et « passera à autre chose ».

Le premier ministre britannique compte énoncer clairement que le Royaume-Uni « ne peut pas remettre en cause, et ne remettra pas en cause, les fondements de l'indépendance du pays » dans le but d'obtenir un accord commercial.

Il ne sert à rien de penser au-delà du 15 octobre pour un accord, compte déclarer Boris Johnson, alors que les négociations doivent reprendre mardi pour une huitième session.

Si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord d'ici au 15 octobre, je ne vois absolument pas d'accord de libre-échange entre nous. Nous devrons l'accepter et passer à autre chose.

Boris Johnson, premier ministre britannique

David Frost, qui mène les négociations sur le Brexit pour Londres, a prévenu dimanche que le Royaume-Uni ne céderait pas face à l'UE et qu'elle ne redoutait pas la possibilité d'une sortie de l'Union sans accord commercial pour en régir les modalités.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier dernier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de presque 50 ans d'appartenance à l'UE.

Le pays reste toutefois soumis aux règles communautaires européennes pendant une période de transition, dont la fin est fixée au 31 décembre 2020. C'est cette échéance que Boris Johnson souhaite voir être devancée.

Aucun accord ne régit pour l'heure les relations entre les deux parties après cette date.

La perspective d'une sortie de l'UE sans accord commercial est anxiogène pour les milieux d'affaires puisque faute d'accord, seules les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, pourraient s'appliquer. De quoi affaiblir encore des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.

Négociateurs et diplomates ont fait savoir cette semaine que les discussions entre Bruxelles et Londres butaient sur la pêche et les conditions de concurrence équitable en lien avec les aides publiques.

Le quotidien Telegraph avait affirmé vendredi que Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, allait être mis à l'écart afin de faciliter les négociations. L'information a toutefois été démentie samedi par le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, sur Twitter.

Avec les informations de Reuters

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