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Les chalets, loin des centres-villes, ont la cote

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Le lac avec un chalet en arrière-plan.

Le reportage de Marie-Pier Mercier

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

L’été tire bientôt à sa fin et l’heure du bilan touristique estival a sonné. La pandémie de COVID-19 aura bel et bien été un dur coup pour l’industrie du tourisme à Québec, mais elle a fait connaître de nouvelles avenues aux Québécois, friands de grands espaces et d’intimité.

La saison estivale a été très inégale pour nos membres, alors que certains - plus en nature - ont été fortement achalandés tout l'été, et d'autres ont dû attendre les vacances de la construction pour que les affaires reprennent plus normalement, indique Jenna Dubé, conseillère en communication à l’Office du tourisme de Québec (OTQ).

Même si le long week-end de la fête du Travail permet aux hôteliers de renflouer les coffres, ce ne sera pas suffisant. L’Association hôtelière de la région de Québec rappelle que les taux d’occupation à Québec ont été plutôt bas cet été.

Par contre, ce sont les MRC en périphérie, comme Portneuf, de la Jacques-Cartier et de L’Île-d’Orléans qui ont été en mesure de tirer leur épingle du jeu, sur le plan de l’hébergement.

Les gens ne voulaient pas être trop collés, alors oui, les chalets depuis que c'est légal, on observe beaucoup de monde. C’est du 70 à 80 % de taux d’occupation pour eux, alors que pour le centre-ville, on enregistre plutôt du 30 %, précise Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec.

Cette dernière rappelle cependant que le nombre de chambres disponibles dans les MRC aux environs de Québec est vraiment moins élevé.

La façade du Château Frontenac. Personne ne marche sur la terrasse.

Au printemps, lors du confinement, les rues de Québec étaient très calmes.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La relâche? Noël? Tout est déjà réservé

Une autre particularité cette année, c’est l’empressement des Québécois à réserver leur séjour... au Québec. Sans accès aux plages et aux autres destinations soleil à l’international, les touristes québécois ont trouvé d’autres options.

Normalement, les téléphones commencent fin août pour la saison automne-hiver, mais depuis juin, ça n'arrête pas. Je suis à pleine capacité pour la relâche et les Fêtes. C’était réglé dès la mi-juillet, raconte Élise Villeneuve, propriétaire des chalets Les nids des Monts-Valin au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Chaque année, des propriétaires de chalet de la région qui souhaitent voyager louent également leur espace, à court terme, lors de la saison de ski. Ce que j’entends, c’est qu’ils vont tous rester au Québec, bien sûr, donc il n’y aura pas cette offre-là cette année, ajoute Mme Villeneuve.

D’après elle, cela pourrait être une bonne nouvelle pour les hôteliers qui sont situés à proximité de la station de ski Le Valinouët.

Mais en ces temps incertains, Mme Villeneuve précise que si la station de ski venait qu’à devoir fermer, en raison d’un deuxième confinement ou de nouvelles consignes sanitaires, toutes ces belles réservations partiront en fumée.

Station de ski Stoneham

La station de ski Stoneham, près de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

François Couture observe une situation similaire à la station de ski Stoneham, près de Québec. Le copropriétaire des Chalets Alpins que le saison estivale a été très bonne, avec une hausse de 30 % à 40 % des réservations pour juillet et août seulement.

On s'attend à ce que l'automne, ce soit encore mieux. Vous voyez, pour la période des Fêtes, on est quand même complet. Ça s'envole de jour en jour, dit-il.

M. Couture ajoute qu'il est encore possible de se trouver des dates pour partir en plein cet automne et pour l'hiver, mais qu'il faut faire vite. Tout comme Mme Villeneuve, il remarque que les clients réservent tôt cette année.

Vers un automne décevant à Québec

Les hôteliers de Québec, eux, ne semblent pas pouvoir profiter d'un avenir prometteur, comme c'est le cas à proximité des stations de ski du Saguenay.

Après la fin de semaine du Travail, on redescend à des chiffres qui font peur à nos membres. On s'attend à du 12 à 15 % d'occupation, explique Marjolaine de Sa de l'Association hôtelière de la région de Québec.

Elle soutient que l'automne est une saison énormément importante pour la ville, avec les gens d'affaires qui se déplacent en congrès, l'attrait des couleurs dans les arbres et les croisières également.

Une saison qui permet normalement aux hôtels de faire bondir les taux d'occupation à 90 %. Ce qui ne sera pas du tout le cas cette année.

Des pommiers de chaque côté d'une allée, avec au fond, une maison blanche

La saison de la cueillette des pommes à l'île d'Orléans risque d'amener de nombreuses personnes dans les vergers et commerces de la région au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Pour nous, concrètement, rien ne pourra s'améliorer tant que les frontières sont fermées et que les voyageurs doivent demeurer 14 jours en isolement à leur arrivée, souligne-t-elle.

L'Office du tourisme de Québec garde, pour sa part, un peu d'espoir. On est tourné vers la reprise à l'hiver principalement, où ce sont 80 % de nos visiteurs qui sont des Québécois, conclut Jenna Dubé de l'OTQ.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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