•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'impact de Canada's Drag Race sur la communauté queer au pays

12 drag queens posent.

L'émission « Canada's Drag Race » s'est terminée la semaine dernière.

Photo : Crave

Gabriel Garon

L’émission Canada’s Drag Race s’est conclue cette semaine avec le couronnement de la Torontoise Priyanka. Pendant 10 semaines, les participantes de cette adaptation canadienne de la populaire série RuPaul’s Drag Race devaient relever de nombreux défis tous plus originaux et colorés les uns que les autres. Coup d’œil sur un phénomène en pleine ébullition.

La Québécoise Rita Baga a su se démarquer tout au long de la saison grâce à un parcours étonnant qui l’a menée jusqu’en finale. Elle souligne d'entrée de jeu l'importance de cette vitrine pour les artistes canadiennes. C'est important pour les communautés queer ici, mais aussi pour que les gens partout dans le monde puissent voir ce qu'on fait au Canada.

Rita Baga porte une perruque jaune ainsi qu'un costume mauve et doré.

La Montréalaise Rita Baga dans l'émission « Canada's Drag Race »

Photo : Crave

Ça nous permet de rayonner au point de vue international.

Rita Baga

Pour elle, cette forme d'art lui a été libérateur. C'est le pouvoir de la transformation. D'être soi-même, mais de ne pas avoir peur de prendre des risques. C'est la façon que j'ai trouvée de m'émanciper.

La drag queen Jezebel Bardot sur la scène du  bar Crews & Tangos de Toronto.

La drag queen Jezebel Bardot présente des spectacles à Toronto et à travers le pays.

Photo : Avec l'autorisation de Jason Pelletier

Des réactions positives dans tout le pays

L’émission a reçu un accueil très positif de la part de la communauté drag canadienne. Ça a tellement été un sentiment de fierté de voir la grosse feuille d’érable flotter sur le plateau. On voit toujours les drag queens américaines, mais au Canada aussi on a une qualité extraordinaire dans nos spectacles, on a du talent, on ne doit pas toujours être relayées au second plan derrière les Américaines, explique Jezebel Bardot, drag queen francophone de Toronto.

J’ai grandi à Shédiac au Nouveau-Brunswick, j’ai découvert ma culture queer tard.

Chiquita Mére

Pour la drag queen acadienne Chiquita Mére, avoir une émission comme celle-ci au Canada permet de s’approcher de mondes qui étaient jusqu’ici inaccessibles. Ce show-là est tellement important parce qu’il nous permet de nous approprier cette culture-là qui a toujours existé ici au Canada et d’une certaine façon je me dis que moi aussi je fais partie de cette histoire-là maintenant, se réjouit-elle.

Un mouvement en plein essor

xavier

Xavier Gould, artiste queer, alias Chiquita Mére

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

La popularité du mouvement drag et la visibilité apportée par des compétitions télévisées comme Canada’s Drag Race encouragent les drag queens canadiennes à célébrer leur identité. Je veux juste montrer à tout le monde que c’est possible et leur faire comprendre que même en milieu rural, il faut affirmer, célébrer et respecter nos identités, ajoute la drag queen acadienne.

Même si le mouvement prend de l’ampleur et est de plus en plus accepté, Chiquita Mére reconnaît qu’il y aura toujours des sceptiques et des préjugés : Il y a toujours des gens qui ont peur de l’inconnu. Ils doivent comprendre que les personnes queer, trans ou drag, on est la clé pour les libérer.

L'important, c'est simplement de respecter la différence.

Jezebel Bardot

C’est souvent des gens qui n’ont pas eu la chance de nous comprendre. Vous n’avez pas besoin de nous aimer, mais il y a toujours de la place pour créer des ponts et pour apprendre à nous connaître, à comprendre nos histoires et les personnes derrière le personnage, renchérit Jezebel.

Rita Baga invite les gens curieux et ouverts à assister à un spectacle avant de juger. On est des artistes comme tous les autres. On offre une combinaison de plein de choses que le grand public aime.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !