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Une murale antiraciste sème la controverse à Victoria

Les mots "More Justice More Peace" peints au sol.

La murale est située dans le carré Bastion au centre-ville de Victoria depuis un mois.

Photo : Radio-Canada / Michael McArthur/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un groupe ayant commandé une murale antiraciste à Victoria qui avait attiré les foudres du chef de police s’accorde pour dire qu’une partie de l’oeuvre est offensante.

L’Association de l’héritage africain de l’île de Vancouver indique ne pas approuver l’apparition sur la murale de l’acronyme ACAB qui signifie tous les policiers sont des salauds .

Nous soutenons le "Plus de justice, plus de paix", mais nous n’apprécions pas la présence de l’acronyme offensant , écrit l’Association dans un communiqué.

Un S géant dans lequel on peut lire les lettres A-C-A-B.

Les lettres au cœur de la controverse

Photo : Radio-Canada / Michael McArthur/CBC

La murale, située au carré Bastion, au centre-ville de Victoria, est une œuvre de 17 artistes et présente de grandes lettres avec lesquelles on peut lire More Justice, More Peace (Plus de justice, plus de paix).

Nous sommes fiers de la relation développée au cours des 16 dernières années avec la Ville de Victoria et les services de police du district régional de la capitale, Nous avons hâte de poursuivre nos discussions sur le racisme systémique avec eux , indique également le communiqué.

Irrespectueux

La semaine dernière, le chef de la police de Victoria, Del Manak, a affirmé que la murale, qui a été payée par la Ville, ne respectait pas les membres du service de police.

Le chef affirme s’être entretenu avec les fonctionnaires municipaux à propos du message véhiculé par la murale. Le projet a été présenté à la Ville comme une œuvre qui sensibiliserait la population aux injustices commises envers les personnes noires, les Autochtones et autres.

Del Manak indique avoir aussi exprimé ses inquiétudes concernant la murale durant une rencontre avec des membres de la communauté noire.

La vision des artistes

Dans un communiqué sur Instagram, le 27 août, les artistes derrière l’acronyme qui a soulevé la controverse, Kaiya Jacob et Karmella Benedito De Barros, expliquent avoir voulu souligner ainsi les mauvais traitements aux mains des policiers auxquels fait face la communauté noire à travers l’Amérique du Nord.

Si nous pouvons dire que nous avons contribué à la conversation concernant l’abolition de la police ici localement avec quatre petites lettres, alors nous aurons fait un bon travail , indiquent-elles.

Elles souhaitent aussi ramener l’attention sur l’ensemble de l’œuvre où chaque lettre est politique et dépeint la réalité et le point de vue des Noirs, des Autochtones et des personnes de couleur .

La Ville en discutera

Le porte-parole de Victoria, Bill Eisenhauer, assure que la Ville planifie une rencontre avec l’Association de l’héritage africain de l’île de Vancouver et les artistes derrière la murale au sujet de cet acronyme.

Le problème n’est pas la murale. C’est un merveilleux projet qui rassemble les gens autour d’un sujet important. Ce dont nous voulons discuter, c’est plutôt l’inclusion de cet acronyme , dit-il.

La Ville a offert un financement à l’association ainsi qu’aux artistes pour la réalisation de cette murale. Le programme de la Ville prévoit des bourses entre 500 et 5000 $ pour des projets publics.

Avec les informations de Dirk Meissner

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