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Une première cuvée vendangée sur le toit du Palais des congrès

Une grappe de raisin avec des immeubles en arrière plan

Une vue du vignoble sur le toit du Palais des congrès

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La première cuvée de Vignes en ville a été vendangée sur le toit du Palais des congrès de Montréal. L'initiative remonte à 2016 et a vu naître cette année le plus vaste vignoble sur toit du monde.

Un texte de Mathieu Prost

L'objectif au départ, c'est vraiment de végétaliser la ville en expérimentant différents types de techniques.

Il faisait près de 50 degrés Celsius au soleil, en ce jour de début de juillet où l’on a retrouvé Véronique Lemieux sur le toit du Palais des congrès.

Elle nous a présenté ses pieds de marquette, de frontenac, de petite perle. Des cépages d’ici qui font baisser la température, encerclés par les immeubles du centre-ville.

Inspirée par une initiative à Brooklyn en 2016, Véronique Lemieux a convaincu la SAQ et ses partenaires du Laboratoire sur l’agriculture urbaine de se lancer dans l’aventure. Au départ, il s'agissait d'une recherche scientifique.

Au pied des ceps de vigne, mélangés au terreau, au lieu d’utiliser du sable, on a décidé de prendre du verre broyé. Donc, dans chaque pot, on retrouve environ trente bouteilles de vin pulvérisées, explique la fondatrice de Vignes en ville.

Le terroir est différent, mais intéressant parce que l’intérêt, c’est aussi de recycler le verre.

Le plus vaste vignoble sur toit du monde

L’idée a commencé à coloniser d’autres toits montréalais. On trouve maintenant des vignes sur le toit de l’immeuble d’Ubisoft, sur celui de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), mais également à la Centrale agricole.

Les deux cents pieds de vigne installés cette année à la Centrale constituent le plus vaste vignoble sur toit du monde.

Un homme et une femme sur un toit avec une marmite entre eux.

Trois personnes ont suffi pour réaliser les premières vendanges.

Photo : Radio-Canada

Au siège de la SAQ à Montréal, une quarantaine de pieds en sont à leur troisième feuille. Dans le langage vigneron, cela signifie que les grappes peuvent enfin donner du vin.

Christian Marier-Pilon espère que le projet va prendre de l’ampleur.

Le directeur responsabilité sociétale de la SAQ se félicite des objectifs de recyclage et d’économie circulaire de Vignes en ville, mais il a aussi hâte de découvrir ce vin urbain, avec l’idée d’en vendre quelques bouteilles aux enchères. On va avoir un produit unique, un produit expérimental, donc on veut regarder comment on pourrait le travailler, le développer ou le commercialiser.

Mais avant, place aux vendanges. Une petite équipe de trois suffit pour s’occuper du vignoble du Palais des congrès. Un exercice auquel Kevin Drouin-Léger s’est déjà plié plusieurs fois au Québec et en France.

Le technicien viticole œnologue ne cache pas son excitation. C'est complètement pionnier ce qu'on fait, on est quand même au plein cœur de Montréal, c'est super cool d'être entouré de tous les bâtiments et d'être en train de faire les vendanges.

Des raisins sont écrasés par des pieds.

Les premiers raisins sont écrasés.

Photo : Radio-Canada

Une centaine de bouteilles de cette cuvée montréalaise devraient être produites au terme des vendanges. Un pétillant naturel, un rouge et un rosé.

Plus encore que la main à la pâte, Véronique Lemieux a mis les pieds dans le pressoir pour extraire le premier jus de son frontenac noir, foulant littéralement le fruit de quatre ans de travail.

Et il faudra attendre encore presque deux ans avant de pouvoir y goûter.

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