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Le confinement régional, plus efficace que le confinement généralisé, selon une étude

Un homme marche devant un restaurant fermé.

Le confinement généralisé a des impacts socioéconomiques non négligeables, selon les auteurs de l'étude. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Yanik Dumont Baron

Radio-Canada

Le confinement - et le déconfinement - lorsqu'il est géré par région est plus efficace, globalement, que le confinement généralisé d’une province ou d’un pays en entier, selon une nouvelle étude.

Les chercheurs de l’Université de Waterloo et de Guelph ont pris en considération l’impact socioéconomique de la fermeture des entreprises, écoles et lieux de loisir ainsi que le risque de propagation du virus afin de calculer l’efficacité des mesures. Selon eux, une stratégie de confinement/déconfinement géré selon les régions est tout aussi efficace pour restreindre la propagation du virus qu’une stratégie panprovinciale, mais a une incidence réduite sur la population.

Ces conclusions demeurent vraies même si les gens voyagent d’une région à l’autre librement, selon Vadim A. Karatayev et Madhur Anand, de l’Université de Guelph, et Chris T. Bauch, de l’Université de Waterloo.

Les chercheurs ont donc conclu qu’une augmentation de 1 % des cas en comparaison avec le nombre minimal possible était tolérable afin d’éviter que toute une province ne se reconfine. Ils ont utilisé des modèles de prévision et de simulation afin d’atteindre leurs conclusions.

Nous avons supposé que la transmission en dehors des écoles et des lieux de travail est réduite par les efforts individuels de distanciation physique (restriction des contacts sociaux, lavage des mains, etc.) et que plus de cas positifs confirmés dans la région poussent plus d'individus à pratiquer la distanciation physique, peut-on y lire.

Ceux-ci ajoutent que cette étude vise à aider les autorités à prendre des décisions éclairées pour la gestion de l'autre côté de la courbe épidémique de la COVID-19, c’est-à-dire une fois la courbe aplatie.

L’étude a été publiée vendredi sur le site web de Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (Actes de l’Académie nationale des sciences des États-Unis, traduction libre).

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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