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Une rentrée scolaire très attendue à l'école francophone d'Iqaluit

Des parents accompagnent leurs enfants à la rentrée des classes.

Les jeunes francophones de l'École des Trois-Soleils, à Iqaluit, ont regagné leurs salles de classe, vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Les enfants francophones d’Iqaluit sont tous arrivés à l’heure, vendredi matin, pour leur rentrée à l’École des Trois-Soleils, signe que ce premier jour d’école était attendu avec fébrilité et que le Nunavut demeure encore à ce jour épargné par la pandémie.

Les élèves ne se sont pas fait prier, bien au contraire : d’un pas ferme et assuré, certains en oubliaient presque de saluer leurs parents avant de franchir les portes de l’établissement.

Tout va bien, aucun élève n’a pleuré, lance le directeur de l’École des Trois-Soleils, Denis Clavet. On a travaillé tellement fort… Puis, après 15 minutes, tous les élèves étaient rentrés.

Je suis vraiment excitée. J’ai vraiment hâte de voir mes amis, dit Katya Brown, 9 ans. C’est ce qui m’a le plus manqué.

Ce qu’elle n’a pas hâte de retrouver? Les devoirs, répond-elle, en riant.

Katya Brown, devant l'École des Trois-Soleils d'Iqaluit.

Katya Brown, 9 ans, débute sa 4e année.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Le retour de la routine

Comme pour bien des jeunes à travers le pays, la dernière année scolaire s’est terminée plus tôt que prévu au Nunavut, où aucun cas de COVID-19 n’a encore été recensé.

Les quelque cent élèves de l’École des Trois-Soleils - la seule école francophone du territoire - n’ont pas été épargnés par les directives de la santé publique.

J’étais un peu triste de ne pas pouvoir aller dans le Sud pour voir mes cousins, mais j’étais quand même contente de rester ici avec ma famille, explique Ymke Ndeloh, 9 ans.

Moi j’ai trouvé ça le fun, moins d’école!, dit en riant Émile Parker, nouvel élève de cinquième année.

[Je suis] contente que les enfants retournent à l’école. Il était vraiment temps, indique sa mère, Karine Baron. La routine va faire du bien.

Karine Baron et son fils Émile Parker devant l'École des Trois-Soleils.

Karine Baron et son fils, Émile Parker.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

La rentrée est un soulagement parce que ça a généré beaucoup de stress de finir l’école autant à l’avance, affirme Tim Brown, père de deux enfants. Le stress, c’était vraiment de savoir quels étaient les plans pour la rentrée [scolaire].

Une rentrée scolaire préparée

Malgré l’absence de cas de COVID-19 au Nunavut, la logistique de cette rentrée scolaire avait minutieusement été organisée par les membres de la direction et de la Commission scolaire francophone du Nunavut (CSFN).

La CSFN devait notamment suivre les lignes directrices du plan territorial de réouverture des écoles en rehaussant les protocoles d’hygiène et d’entretien.

Après ça, ça a été à nous de regarder [...] comment ça allait se vivre dans chacun de nos milieux, selon le nombre d’élèves, la grandeur de nos locaux, leur disposition et l’âge [des élèves], explique la nouvelle directrice générale de la CSFN, Linda Leclerc.

Une salle de classe avec une dizaine de pupitres en quelques rangées.

Dans les salles de classe, les pupitres ont été davantage espacés.

Photo : Photo fournie par la CSFN

Le plus grand changement est l’interdiction pour les parents d’entrer à l’école pendant toute l’année, dit-elle. La seule exception [...] c’est pour les nouveaux élèves et ceux de maternelle.

Ces derniers avaient la possibilité de rencontrer leur enseignant lors de rencontres individuelles avec leurs parents.

Parmi les autres nouveautés pour cette nouvelle année scolaire, Linda Leclerc cite le regroupement des élèves par groupes fixes pour limiter les échanges et la mise en place d’un système de traçage pour faciliter la recherche de contacts.

Pour les élèves qui vont aller aux activités parascolaires, on va prendre en note leur nom [...] comme ça, s’il y a un retraçage à faire, ça sera plus simple, précise le directeur de l’École des Trois-Soleils, Denis Clavet.

Denis Clavet, devant l’École des Trois-Soleils d'Iqaluit.

Denis Clavet est le nouveau directeur de l’École des Trois-Soleils.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Se préparer à l'apparition de cas

Si un cas de COVID-19 est recensé à Iqaluit, toutes les écoles de la communauté devront fermer leurs portes pendant au minimum 14 jours et offrir exclusivement un enseignement à distance.

La CSFN doit bientôt se pencher sur l’élaboration de ressources d’apprentissage à distance.

On est déjà préparés, assure Linda Leclerc. Le gouvernement a déjà fait l’achat d’outils technologiques et choisi une plateforme dans cette éventualité.

Au moment de la rentrée scolaire, trois postes sont encore à pourvoir à l’École des Trois-Soleils.

NDLR :

Une version précédente de ce texte indiquait que tous les postes d'enseignants étaient pourvus. L'École des Trois-Soleils doit toutefois pourvoir des postes spécialisés en éducation physique, en anglais et en inuktitut.

Ailleurs au territoire, le ministère de l’Éducation comptait toujours 26 postes d’enseignants vacants en date du 17 août.

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