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La chanteuse belge Annie Cordy est décédée à l'âge de 92 ans

Une femme s'esclaffe avec les mains jointes.

Annie Cordy lors du Festival du film francophone d'Angoulême, le 27 août 2015.

Photo : Getty Images / Francois Durand

Agence France-Presse

La chanteuse et comédienne belge Annie Cordy, interprète de succès populaires comme Tata Yoyo et La bonne du curé, est décédée vendredi à l'âge de 92 ans près de Cannes, dans le sud de la France.

Elle a fait un malaise vers 18 h. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer, a indiqué sa nièce Michèle Lebon, qui vivait avec elle depuis des années. Elle est partie en quelques minutes.

Avec son tablier immaculé de bonne du curé, ses nattes articulées de Frida Oum Papa et son truc en plume de Tata Yoyo, la reine du music-hall français a consacré sa vie à la scène, où elle ne voulait donner « que du bonheur », titre d'un spectacle jazz et swing qu'elle a donné au Casino de Paris et à l'Olympia.

Léonie Cooreman est née à Laeken, quartier de Bruxelles, le 16 juin 1928. La France est mon pays et la Belgique, ma patrie, disait-elle.

Blonde piquante, elle débute dans des orchestres en chantant des standards américains avant d'être engagée comme meneuse de revues au Bœuf sur le Toit à Bruxelles, puis à Paris au Lido en 1950, où elle devient Annie Cordy.

D'opérettes en comédies musicales (La route fleurie avec Georges Guétary et Bourvil, Visa pour l'amour avec Luis Mariano, Hello Dolly), en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l'infatigable fantaisiste fait preuve d'un perfectionnisme quasi maniaque. Elle enchaîne répétitions, tournées, enregistrements de chansons et plateaux de cinéma à un rythme impressionnant.

Et l'amuseuse professionnelle était également une excellente actrice. Après avoir débuté avec Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté, 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans Le passager de la pluie de René Clément, Le chat (Pierre Granier-Deferre) ou La Rupture (Claude Chabrol).

En 2015, elle sonnait encore juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans Les souvenirs, de Jean-Paul Rouve.

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