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Faire face aux éclosions reste un défi pour les communautés autochtones

Des visiteurs naviguent en canoë dans l’archipel de Haida Gwaii, en Colombie-Britannique.

Le 20 août, les autorités sanitaires indiquaient que toutes les personnes ayant contracté la COVID-19 dans le foyer de contamination de Haida Gwaii étaient guéries de la maladie.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Gérer les éclosions de cas de COVID-19 demeure un défi pour les communautés autochtones de la Colombie-Britannique.

La maîtrise des éclosions et l’augmentation du dépistage font partie des priorités pour les semaines et les mois à venir, d’après le directeur général par intérim de l’Autorité sanitaire des Premières Nations, Richard Jock.

Récemment, de nouvelles éclosions sont apparues dans certaines communautés.

L’Autorité sanitaire des Premières Nations communique régulièrement avec le gouvernement provincial afin d’obtenir les données relatives aux éclosions de cas et d'y répondre rapidement.

Richard Jock s’inquiète aussi de l'impact de la rentrée scolaire.

Des forces et des faiblesses

Le directeur général par intérim de l’Autorité sanitaire des Premières Nations souligne que, jusqu’ici, l’isolement a été pris au sérieux dans les communautés. C'est l’une de nos principales forces, ajoute-t-il.

Même si les Premières Nations sont plus armées qu’au début de la pandémie, la protection des aînés, le manque de ressources et le nombre de personnes vivant sous le même toit sont toujours des facteurs de risque.

Certaines communautés sont toujours fermées aux personnes en provenance de l’extérieur, par mesure de précaution, mentionne Judy Wilson, une membre de l'exécutif de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique.

Cette dernière rappelle que, pour certaines communautés, l'accès viable à de l’eau potable est encore un défi.

Le soutien du gouvernement fédéral au cours des derniers mois nous aide, mais à la base, nos systèmes de santé étaient loin de pouvoir faire face à la pandémie.

Judy Wilson, membre de l'exécutif de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique

Selon Judy Wilson, l’aide temporaire fournie par Ottawa pourrait durer jusqu’au début de l’année 2021. En tout, le gouvernement fédéral a injecté jusqu'ici 685 millions de dollars dans les communautés autochtones du pays.

Du côté de l’Autorité sanitaire des Premières Nations, Richard Jock indique que les 203 communautés de la Colombie-Britannique ont le matériel de protection nécessaire pour faire face à l’arrivée d’une deuxième vague.

Richard Jock et Judy Wilson espèrent aussi que les Premières Nations ne seront pas laissées pour compte lorsque le vaccin contre la COVID-19 sera disponible.

Les contrecoups de l’isolement

L’isolement et la distanciation physique ont eu des effets indirects sur les communautés. L’augmentation des besoins en santé mentale, des cas de violence domestique et du nombre de surdoses fait partie des contrecoups de la pandémie dans les Premières Nations, selon Judy Wilson.

L’Autorité sanitaire des Premières Nations a récemment mis en place un service de soutien virtuel pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance.

Judy Wilson s’inquiète aussi du soutien offert Aux autochtones vivant hors réserve et en milieu urbain.

En date du 31 août, l’Autorité sanitaire des Premières Nations annonçait un total de 184 cas de COVID-19 dans les Premières Nations de la Colombie-Britannique. Cinq personnes ont perdu la vie à cause de la maladie, et 60 cas étaient considérés comme actifs.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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