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Les aéroports réclament l'aide d'Ottawa pour freiner « l'hémorragie » de leurs revenus

Un agent de piste fait circuler un avion sur la piste de l'aéroport de Gaspé.

Le Conseil des aéroports du Canada dit qu'en raison des difficultés auxquelles font face ses membres, Ottawa doit immédiatement leur venir en aide.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) évalue à 4,5 milliards de dollars la perte de revenus qui incombera aux aéroports d'ici la fin de 2021. Il réclame du gouvernement canadien des mesures d'aide ciblée, faute de quoi certains aéroports pourraient devoir fermer leurs portes, prévient-il.

Avec une chute projetée du volume de passagers de 72 % en 2020 et de 65 % en 2021, la situation financière des aéroports se dégrade de jour en jour, déclare Daniel-Robert Gooch, président du CAC.

Dans un communiqué publié vendredi, M. Gooch reconnaît que des programmes tels que la Subvention salariale d'urgence du Canada (SCUC) ont apporté un certain soutien aux aéroports, en cette période de pandémie. Mais cela ne suffit pas à freiner l'hémorragie, dit-il.

Des données mises à jour illustrent la situation financière catastrophique des aéroports du pays, affirme le CAC : à la perte de revenus projetée de 4,5 milliards de dollars s'ajoute un niveau d'endettement qui pourrait atteindre 2,8 milliards de dollars d'ici la fin de 2021.

Le Conseil réclame du gouvernement de Justin Trudeau de mettre en place de toute urgence diverses mesures d'aide.

Pour les 22 aéroports qui versent un loyer foncier au gouvernement fédéral, l'organisation demande que l’allègement des loyers soit prolongé de plusieurs années, soit jusqu’à un retour des volumes habituels de passagers.

Une seconde mesure consiste à accorder à tous les aéroports – en particulier ceux qui ne peuvent profiter d’un allègement des loyers, étant donné qu’ils en versent peu ou aucun – des prêts sans intérêts pouvant être remboursés sur une longue période.

Enfin, le CAC réclame l'inclusion, aux programmes d’infrastructures, de fonds pour soutenir l’exploitation des aéroports sur une base continue. Ces fonds additionnels serviraient aussi à financer les investissements nécessaires pour répondre aux exigences imposées en matière de sécurité et d’accessibilité.

Des fermetures appréhendées

Le Conseil fait valoir que certains aéroports de moindre envergure, qui peinaient à assurer leur viabilité avant la pandémie de coronavirus, pourraient avoir besoin d'une aide plus grande encore.

Moratoire sur les loyers fonciers, prêts sans intérêts et financement additionnel font partie des mesures gouvernementales que réclame l'organisation pour ces petits aéroports.

Les aéroports exploités par des entités municipales devraient également pouvoir bénéficier de la SCUC et d'autres programmes d'aide fédérale, dit encore le CAC. Car certaines liaisons aériennes, qui ont été annulées, pourraient ne jamais être rétablies et certains aéroports pourraient être contraints de fermer leurs portes définitivement, dit-il.

«  [...] lorsque les Canadiens seront prêts à voyager à nouveau, qui sait ce que le secteur du transport aérien sera en mesure de leur offrir? », met en garde Daniel-Robert Gooch.

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